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Économie

L'économie est une science sociale dont le but est l'étude de la façon dont la société emploie des ressources rares à  des fins de production, en réponse aux besoins et aux désirs de chacun et de la façon dont elle redistribue les résultats de cette production.

Sommaire
1 Principe
2 Citations
3 Étude
4 Développement de la pensée économique
5 Voir aussi
6 Liens externes

Principe

L'économie part du principe que les ressources sont en quantités limitées, et qu'il faut donc choisir comment les employer. Dans la rareté, le choix d'une alternative implique le renoncement aux autres alternatives possibles; c'est ce que les économistes nomment le coà»t de l'opportunité. De plus, des ressources limitées ne peuvent, à  un moment donné et dans un contexte technologique donné, conduire qu'à  une production limitée, ce qui pose le problème de la redistribution des produits.

Citations

Trois définitions par P. Samuelson, E. Malinvaud et R. Barre :

« L’économie est l’étude de la façon dont l’homme et la société choisissent, avec ou sans recours à  la monnaie, d’employer des ressources productives rares qui sont susceptibles d’emplois alternatifs, pour produire divers biens de la consommation présente ou future des différents individus et groupes qui constituent la société. Â» P. Samuelson.

« L’économie est la science qui étudie comment les ressources rares sont employées pour la satisfaction des besoins des hommes vivant en société ; elle s’intéresse d’une part, aux opérations essentielles que sont la production, la distribution, et la consommation des biens, d’autre part, aux institutions et aux activités ayant pour objet de faciliter ces opérations Â» Edmond Malinvaud.

« La science économique est la science de l’administration des ressources rares. Elle étudie les formes que prend le comportement humain dans l’aménagement de ces ressources, elle analyse et explique les modalités selon lesquelles un individu ou une société affecte des moyens limités à  la satisfaction de besoins nombreux et illimités. Â» R. Barre

Étude

Un autre aspect de l'économie est l'étude de la manière dont des stimulants (les conséquences de différentes actions) peuvent affecter le comportement d'un individu ou d'un groupe. Les économistes tendent à  penser que les stimulants et les goà»ts personnels jouent un rà´le important dans la préparation de la prise de décision.

Comme la plupart des sciences humaines, l'économie peut aborder son objet de deux points de vue complémentaires : elle est dite

Certains aspects de l'économie requièrent une attention particulière : le
commerce, l'allocation des ressources et la concurrence.

Contrairement à  la plupart des sciences sociales, l'économie fait un large usage de modèles mathématiques. Néanmoins, si l'on peut parfois y trouver l'utilisation de mathématiques supérieures, telles que le calcul différentiel ou intégral, la plupart du temps, on n'y utilise que de l'algèbre relativement simple. Les économistes pensent que les méthodes mathématiques encouragent les chercheurs à  se concentrer sur l'essentiel, et rendent l'exposition moins sujette aux ambiguà¯tés. Néanmoins, les bases de l'économie peuvent n'être enseignées qu'avec un peu d'arithmétique et de simples graphes, sans nécessairement devoir connaître les théories mathématiques sous-jacentes.

On notera cependant que les fondements de l'économie sont vivement attaqués. Un certain nombre de critique porte sur les bases mathématiques et leur portée ne peut être comprise qu'en maitrîsant les axiomes économiques.

Domaines d'étude de l'économie

L'économie est souvent divisée en deux grandes catégories : Les tentatives de réunion de ces deux branches, ou de réfutation de leurs différences, ont été l'un des principaux moteurs de la pensée économique récente, surtout dans les années 1970 et le début des années 1980. Aujourd'hui, un consensus semble s'être formé autour de l'idée que la microéconomie constitue le fondement de la macro-économie. Cependant un certain nombre de chercheurs épistémologues de l'économie parmi lesquels Claude Mouchot, ont démontré récemment qu'il ne peut pas exister de fondement micro-économique à  la macro-économie.

Au sein de ces grandes divisions, on trouve des zones d'étude plus spécialisées, qui tentent de répondre aux questions du point de vue — plus large — de l'activité humaine.

On trouve également des méthodologies utilisées par certains économistes, dont on ne peut nier l'importance des théories. Les exemples les plus significatifs sont sans doute :

Peu à  peu, les théories économiques ont trouvé des applications dans des contextes beaucoup plus vastes. En effet, on peut considérer que dans tout domaine o๠les individus sont confrontés à  des choix — l'éducation, le mariage, la vie publique, etc. —, on peut trouver un aspect économique. La théorie du choix public (public choice theory) étudie comment une analyse économique peut s'appliquer à  des domaines traditionnellement considérés comme étrangers à  ce domaine. Et, de fait, les domaines d'investigation de l'économie chevauchent ceux d'autres sciences sociales, telles que la psychologie sociale, la politique, ou la sociologie.

Développement de la pensée économique

On considère souvent que la pensée économique moderne a débuté à  au XVIIIe siècle, avec Daniel Bernoulli et Adam Smith. Au XIXe siècle, la pensée économique s'est notamment développé avec l'apport de Karl Marx. L'économie moderne est en fait avant tout un affinement de la pensée économique néo-classique (voir Histoire de la pensée économique pour un aperçu des précurseurs de Smith, ainsi que des différentes écoles qui lui ont succédé).

C'est John Maynard Keynes qui donna naissance à  la macroéconomie dans les années 1930. De nombreux économistes utilisent un mélange de microéconomie néo classique et de macro économie keynésienne. Cette combinaison, appelée parfois synthèse néo classique, fut populaire dans l'enseignement et fut surtout largement appliquée en politique économique dans les pays occidentaux après la Seconde Guerre mondiale et jusqu'à  la fin des années 1970.

Epistémologie

Comme Léon Walras, de nombreux économistes on eu l'ambition de découvrir des lois capables d'expliquer et de prévoir le comportement des acteurs économiques. Cependant, l'économie ne peut être définie comme une science exacte (selon la définition de Karl Popper) en raison de son caractère fondamentalement autoréférentiel: la connaissance d'une loi modifie le comportement des acteurs économiques qu'elle est censée décrire. Un exemple en est le comportement des banques centrales: depuis quelques décennies elles ont appris à  limiter l'impact des crises financières par une action rapide de régulation. Cependant les investisseurs intègrent progressivement cette nouvelle donnée qui leur permet de prendre plus de risques que par le passé. Ce nouveau mécanisme aboutit ainsi à  une nouvelle instabilité financière.

Voir aussi

Liens externes

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