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Écotourisme

 

Le tourisme étant l'un des secteurs qui connaît le plus fort taux de développement dans le monde, l'écotourisme représente un moyen très puissant pour valoriser la biodiversité.
Il consiste en un tourisme écologique dont l'objectif principal est de profiter de la nature, des paysages ou d'espèces particulières (e.g. lions ou éléphants au Kenya, observation de baleines). L'activité doit comporter une part d'éducation et d'interprétation, et aider à  faire prendre conscience de la nécessité de préserver le capital naturel et le capital culturel. L'écotourime doit avoir de faibles conséquences environnementales et doit contribuer au bien-être des populations locales.

L'association de l'écotourisme avec les impératifs du développement durable et de la conservation de la nature rencontre les faveurs de nombreux organismes internationaux. Il doit satisfaire à  plusieurs critères, tels que :

Pour de nombreux pays, l'écotourisme n'est pas tant préconisé comme une activité marginale destinée à  financer la protection de l'environnement que comme secteur moteur d'une économie nationale, et le moyen de se procurer des devises. Par exemple, dans des pays tels que le Kenya, l'Équateur, le Népal, le Costa Rica et Madagascar, l'écotourisme constitue la principale source de devises.

Certains ne sont pas convaincus par la défintion assez souple de l'écotourisme. Ils estiment que l'écotourisme consiste souvent à  placer un hotel au beau milieu d'un splendide paysage, au détriment de l'écosystème local. Selon eux, l'écotourisme doit avant tout sensibiliser les gens à  la beauté et à  la fragilité de la nature. Ainsi, certains opérateurs n'hésitent pas à  utiliser les parcours en 4x4, les piscines et l'air conditionné plus que la faune et la flore. Ce genre d'activités est appelé lavage vert par les professionnels du secteur, et cache un tourisme de masse conventionnel présenté comme "vert".

Les États-Unis constituent le principal réservoir d'écotouristes (plus de 5 millions de personnes chaque année). La majorité des autres écotouristes provient d'Europe et de l'élite de certains pays du Sud.

Voir aussi : Convention sur la diversité biologique