Accueil |

Église orthodoxe

Les Églises orthodoxes sont les Églises chrétiennes nées ou fondées dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à -dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée. Ce groupe d'Églises partage une compréhension, un enseignement et des offices d'une grande similitude avec un fort sentiment de se considérer les unes les autres comme les parties d'une seule Église. La Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes.

Les Églises orthodoxes représentent dans le monde la deuxième plus grand confession chrétienne en nombre de fidèles après l'Église catholique.

Sommaire
1 Dénominations
2 Organisation
3 Spiritualité
4 Voir aussi

Dénominations

Pour se reconnaître plus facilement dans les diverses orientations théologiques qui leur ont donné naissance, des tableaux ont été créés présentés sous les liens suivants :

  1. Églises des 2 conciles
  2. Églises des 3 conciles
  3. Églises des 7 conciles

Ces expressions officielles autant que techniques se réfèrent aux conciles christologiques dont elles acceptent les conclusions. Voir Dogmes catholiques

Organisation

Églises autocéphales

Les Églises autocéphales, d'un point de vue juridique et spirituel, sont complètement indépendante et choisissent leurs propres leaders. Elles ont souvent compétence sur d'autres Églises, dites autonomes, en cela qu'elles sont indépendantes concernant des affaires internes jusqu'à  certain degré, mais dépendent, pour la plupart, d'une Églises autocéphale.

Du fait de son rayonnement ou de son importance historique, par exemple, les canons du Concile de Nicée, une Église autocéphale peut porter le titre patriarcat, archevêché ou métropole ; elle est alors dirigée respectivement par un patriarche, un archevêque ou un métropolite. à€ la tête d'une Église autonome, exerce un archevêque.

Les Églises et communautés religieuses orthodoxes russes (des 7 conciles) en France dépendent selon les cas, du patriarcat de Kiev ou de celui de Moscou

Dans les Églises orthodoxes, tous les évêques sont juridiquement et spirituellement égaux : un patriarche, un métropolite ou un archevêque n'ont pas plus d'autorité ni de droit juridictionnel particulier dans le territoire canonique d'un autre évêque par rapport à  un évêque. Ils dirigent toutefois collégialement avec les évêques de leur secteur au titre de primus inter pares (« premier entre les égaux Â») et représentent l'Église à  l'extérieur.
Les résolutions engageant une église entière ne peuvent être prises que par la communauté des évêques lors d'un concile ou un synode. Dans son secteur, chaque évêque a la juridiction spirituelle totale.

Ecclésiologie

L'Église orthodoxe se comprend comme l'Église chrétienne « des origines Â», dont toutes les autres Églises sont membres, y compris la catholique romaine. Une Église orthodoxe conçoit aussi tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique comme sa patrie spirituelle. Elle voit donc avec plus ou moins de surprise les nombreuses confessions évangéliques, ouvrir sur son propre secteur des Églises parallèles. Cette surprise fonctionne aussi pour l'évangélisation catholique s'insérant en milieu orthodoxe.

Les Églises orthodoxes, pour la plupart d'entre elles, sont membres du C.OE.E rejoint en 1961 ; elles entretiennent aussi un dialogue Å“cuménique avec l'Église catholique et la Communauté anglicane. Ils ne sont cependant pas prêts à  accepter, même devant une décision votée à  la majorité, à  envisager des valeurs et pratiques non traditionnelles, (présidence d'une Pasteurine lors d'une célébration commune, hospitalité eucharistique, évolution de la langue liturgique, libéralisme théologique).

Ordinations et sacerdoce

Le sacrement de l'odre comporte trois étapes. La première étape est le diaconat, la deuxième le presbyterat et la troisième l'épiscopat. Seuls les évêques sont obligés au célibat, tandis que prêtres et des diacres peuvent se marier (avant l'ordination).

Les prêtres sont fédérés dans une hiérarchie : le patriarche, l' archevêque ou le métropolite comme primus inter pares sont à  la tête des évêques, puis viennent les évêques (du grec episkopos , c'est-à -dire surveillant, inspecteur), prêtres (du grec presbyteros, ancien), enfin les diacres (grec. diakonos, i.e. aide ou assistant).

La hiérarchie compte aussi des sous-diacres, des lecteurs, des chantres sans sacrement spécifique et sans obligation particulière de discipline, offices qui tirent leur origine des liturgies primitives ; et exercent en partie d'autres fonctions que celles suggérées par leur nom. Les diaconesses appartiennent également au groupe des services sans ordination. Elles sont principalement compétentes pour la préparation du baptême des femmes ; leur rà´le est toutefois devenu insignifiant avec l'acceptation des baptêmes d'adultes, en sorte qu'elles disparaissent complètement dès la fin du royaume byzantin. Les diaconesses ne participèrent jamais à  l'office et ne peuvent être considérées comme un « diaconat féminin Â».

Contrairement aux Églises occidentales, dans les Églises orthodoxes la plupart des théologies sont très traditionnelles et l'enseignement est en grande partie, entre les mains des Églises ; on rencontre aussi de nombreux laà¯cs théologiens et, inversement, la majorité des prêtres ne sont pas théologiens.

On n'ordonne pas les femmes et on n'admet pas les jeunes filles au service d'autel. La femme du prêtre a une position particulière dans la communauté et un titre spécifique :

Exclues du service d'autel, les femmes peuvent ,en principe, exercer toutes les fonctions dans la communauté, i.e. élues au conseil d'église, chef de chÅ“ur, lecteur, catéchiste pour les enfants comme pour les adultes, peintre d'icà´nes. La participation des femmes à  la vie communautaire est toutefois différente selon la culture locale.

Spiritualité

Sacrement

Les Églises orthodoxes connaissent sept sacrements, plus exactement nommés mystères

Les 7 sacrements sont identiques à  ceux de Églises catholique, mais ils ne sont pas fixés dogmatiquement comme cela se produisit dans l'Église catholique autour du temps de la Réforme (
XVIe siècle) Par exemple, la délimitation n'est pas claire entre sacrement et sacramentalité (e.g. un enterrement ou un ondoiement) contrairement à  l'église catholique.

Contrairement à  la plupart des religions du monde les Églises orthodoxes ne célèbrent aucun rituel de transition de l'enfant à  l'adulte ; mais beaucoup de traditions locales sont pratiquées par des jeunes et ressortent de ce type de célébration, e.g. en Grèce, plonger dans un fleuve et en rapporter une croix le jour du baptême du Christ, le 6 janvier.

Liturgie

Avec les orthros (matînes) et d'autres prières, l'office dure aussi trois heures les dimanches normaux ; de ce fait, tous ne restent pas du début à  la fin. L'antienne Kyrie eleison fréquente est typique (Seigneur, prends pitié) de la liturgie

Dans les autres Églises orthodoxes, la musique instrumentale est rare. Une théorie, envisageant cette aversion contre la musique instrumentale, la rapproche des orchestres usuels dans les jeux du cirque romains ; les chrétiens considèrent les jeux du cirque, dans lesquels ils étaient parfois les victimes, comme un culte idolà¢tre.

Dans la liturgie orthodoxe, on se signe chaque fois que la Trinité est mentionnée. Le signe de croix se pratique selon un mouvement de droite à  gauche : front, poitrine, épaule droite, épaule gauche. Le pouce, l'index et le majeur sont liés pour représenter la trinité, tandis que l'annulaire et l'auriculaire sont repliés dans la paume pour signifier la double nature. On se signe aussi en admirant une icà´ne avec ou sans prière et dans d'innombrables autres occasions, laissées à  la discrétion du croyant.

Le fidèle est, en principe, debout à  l'office ; beaucoup d'églises n'ont que de sièges que le long des murs pour les personnes à¢gées ou affaiblies. La position à  genoux est peu fréquente ; le dimanche, on connaît quelques grandes prosternations analogues à  celles de l'Islam dans les Églises d'Europe centrale ou d'Égypte.

Calendrier

Les églises orthodoxes n'ont pas adopté la réforme du calendrier initiée par le pape catholique Grégoire XIII, et utilisent donc encore le calendrier julien. Les dates des fêtes religieuses pour les orthodoxes sont par conséquent décalées par rapport aux autres chrétiens, et par rapport au calendrier civil, qui est partout le calendrier grégorien. C'est pourquoi les orthodoxes fêtent Noà«l le 7 janvier et non le 25 décembre (avant 1900, c'était le 6 janvier, après 2100 ce sera le 8 janvier). Quant à  la date de Pà¢ques, sa méthode de calcul engendre des écarts variables: certaines années la date est la même, d'autres années il peut y avoir un mois de différence (Pà¢ques tombe en avril ou en mai pour les orthodoxes, jamais en mars).

Voir aussi