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Action française

L'Action française est un parti politique français royaliste orléaniste, fondé en 1899 par Henri Vaugeois, professeur de philosophie, et Maurice Pujo, journaliste et écrivain. C'est Charles Maurras qui, au début du XXe siècle, va convertir les membres de l'Action française au royalisme orléaniste.

En 1908 est créé le quotidien L'Action Française qui va donner une plus large diffusion aux idées royalistes orléanistes. De nouvelles personnalités rejoignent les rangs du parti : le polémiste et romancier Léon Daudet (fils d'Alphonse Daudet), l'historien Jacques Bainville, le critique Jules Lemaître, l'économiste Georges Valois.

Le militantisme de l'Action française n'hésite pas à  recourir à  la violence physique, avec la création des Camelots du Roi, groupe de jeunes gens chargés de la vente du journal et des « coups de mains Â» dans la rue. L'Action française possède alors un très grand prestige parmi la jeunesse étudiante.

En 1926, le pape Pie XI condamne l'Action française qui, à  ses yeux, dispose d'une trop grande influence sur la jeunesse catholique. Il lèvera cette condamnation en 1939.

Dans l'entre-deux-guerres, l'Action française continue de recruter de nouvelles générations (Robert Brasillach, Thierry Maulnier, Lucien Rebatet, etc.) mais est frappée par de multiples dissidences (Georges Valois, Louis Dimier, la Cagoule...) Le 6 février 1934, les ligueurs d'Action Française sont au premier rang de la manifestation, pseudo-coup d'État mort-né. En politique étrangère, Maurras et Bainville préconisent l'alliance italienne contre l'Allemagne, ce qui vaudra de la part de la gauche de fafs, pour « fascistes d'Action française Â».

En 1940, Charles Maurras qualifie de « divine surprise Â» l'arrivée du maréchal Pétain au pouvoir. De nombreux maurrassiens rejoignent la Résistance ou le général de Gaulle, d'autres collaborent activement. Maurras garde sa position persuadé, dira t-il, que Pétain joue un double jeu. Il ne parvient toutefois pas à  faire rentrer dans le rang résistants et collaborateurs.

En 1944, Maurras est arrêté et condamné à  la détention perpétuelle en raison de son soutien à  Pétain, bien qu'il n'ait pas lui-même collaboré avec les Allemands.

L'Action française se reconstitue en 1947 autour du journal Aspects de la France (initiales transparentes) et du mouvement « Restauration Nationale Â». Après la mort de Maurras, en 1952, deux journaux rivaux, Aspects de la France et La Nation française de Pierre Boutang revendiquent l'héritage maurrassien, jusqu'en 1968.

En 1971, Bertrand Renouvin fait scission et crée la Nouvelle Action Française, qui deviendra bientà´t la Nouvelle Action Royaliste. Ce mouvement appelera à  soutenir François Mitterrand en 1981.

L'Action française, aujourd'hui dénommée Centre royaliste d'Action française, est un parti royaliste orléaniste et nationaliste, qui prà´ne le rétablissement de la monarchie en France (avec les Orléans à  sa tête, bien que la question dynastique soit tout à  fait secondaire dans leur idéologie) et s'oppose à  l'Europe fédérale et à  la monnaie unique.

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