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Agriculture biologique

  

Sommaire
1 Définition et théorie
2 Législation
3 Place dans les politiques agricole européenne du début du XXIe siècle
4 Agriculture biologique et agriculture "chimique"
5 Voir aussi
6 Lien externe

Définition et théorie

L'agriculture biologique est, au sens propre, un pléonasme (il n'existe pas d'agiculture non biologique).

Le terme est apparu récemment, par opposition au système de production agricole qui s'est mis en place à  partir du XXe siècle, qualifié de chimique en raison de son usage de produits de synthèse (engrais d'abord, puis produits de protection des plantes contre les maladies et les ravageurs), ou de productiviste par sa logique, et considéré, parfois, comme dangereux et non durable. .

Le fondement théorique de l'agriculture biologique est lié à  la notion de fluide vital (il s'agit de ne pas polluer, amoindrir ce fluide en lui incorporant des éléments minéraux ou pire encore artificiels), à  la notion de système (il ne faut pas nourrir directement la plante seulement, mais gérer tout le système air-eau-sol-plantes-animaux sans le forcer) et de respect de ses éléments (nourrir une vache avec de l'herbe, et non avec concentrés contenant des ous-produits animaux), à  la méfiance à  l'égard de l'homme ou du moins de certaines de ses actions anti-naturelles.

Législation

Au niveau européen, le premier règlement sur l'agriculture biologique est entré en vigueur en 1992 (Règlement n° 2092/91), suivi en aoà»t 1999, de règles relatives à  la production, l'étiquetage et l'inspection en matière d'élevage (Règlement n° 1804/1999). Un plan d'action pour favoriser le développement des modes de production biologiques est en cours d'élaboration, début 2004, par la Commission européenne.

Le terme agriculture biologique est maintenant légalement protégé en France dans la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et dans le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et préciser les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles.

Les produits de l'agriculture biologique bénéficient de marques et de logos protégés au niveau européen.

Il faut remarquer que cette législation définit ce qu'on appelle une "obligation de moyens", mais ne garantit pas la qualité des produits elle-même.

Place dans les politiques agricole européenne du début du XXIe siècle

Selon l'Agenda 2000, les agriculteurs sont tenus de respecter certaines normes environnementales de base, sans recevoir de compensation financière. Ils sont également soumis au respect du principe de pollueur-payeur. Cependant, les mesures agri-environnementales proposent de rémunérer les agriculteurs souscrivant à  des engagements allant au delà  des bonnes pratiques agricoles. En particulier, la pratique de l'agriculture biologique permet de percevoir des primes. De plus, l'agriculteur biologique peut recevoir des aides aux investissements. Ces actions devraient tendre à  favoriser l'adoption de pratiques d'agriculture biologique.
Depuis l'adoption du réglement européens de 1992, des nombreuses exploitations se sont converties à  ce nouveau type de production agricole.

Agriculture biologique et agriculture "chimique"

L'opposition entre ces deux types d'agriculture n'est pas aussi radicale que cela peut apparaître à  première vue. D'une part, le cahier des charges de l'agriculture biologique préconise un certain nombre de mesures de gestion qui peuvent s'appliquer en agriculture classique, par exemple la rotation des cultures, ou le délai minimum d'abattage des animaux, qui s'impose aussi pour certains labels de qualité. D'autre part, l'interdiction de produits chimiques (ce terme est vague comme la frontière entre chimique et naturel) n'est pas totale en agriculture bio ; pour prendre un exmemple controversé, la bouillie bordelaise (à  base de sulfate de cuivre) est autorisée alors que la toxicité du cuivre aujourd'hui reconnue va conduire à  son élimination, y compris en agriculture classique.

L'agriculture bio élimine un certain nombre de risques sanitaires induits par l'usage, ou l'abus, de certains intrants chimiques, mais elle introduit des facteurs de risque liés à  certaines pratiques :

Voir aussi

Lien externe

Règlement n° 2092/91 du Conseil du 24 juin 1991 concernant le mode de production biologique de produits agricoles