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Bharata natyam

Le Bharata natyam est une forme de danses classiques indiennes originaire du sud de l' Inde qui a été sauvé, au début du XXe siècle, d'un oubli presque total. L'origine du nom Bharata Natyam provient de Bharata, le nom indien de l'Inde et de natyam, le mot tamoul pour danse.

Sommaire
1 Histoire récente
2 Le spectacle
3 La musique
4 Les instruments
5 Les langues
6 Voir aussi

Histoire récente

Les gouverneurs britanniques désapprouvaient cette forme de danse car les seules femmes qui la pratiquaient étaient les devadà¢si, appelées "spécialistes des rituels du temple" ce qui ne trompait pas les Anglais, car en fait, leur spécialité était de prendre soin des besoins charnels des fidèles masculins, soit une forme de prostitution ritualisée. Les Britanniques interdisent, d'ailleurs, le système des devadasis en 1925.

Une femme, Shrimati Rukmini Devi Arundale, élève alors le Bharata Natyam en une forme d'art, déconnectée de son passé controversé. Elle fonde l'école Kalakshetra dans la périphérie de Madras (aujourd'hui Chennai) pour l'enseigner et pour favoriser l'étude d'autres formes de l'art indien comme par exemple la musique.

Elle est aussi l'un des premiers professeurs à  instruire quelques hommes dans l'art de la danse, qui était jusque-là  le domaine exclusif des femmes. Rukmini a été également l'instrument de la découverte du Bharata Natyam par le monde occidental, en en faisant, dans l'esprit de beaucoup d'occidentaux, la seule forme de danse de l'Inde.

C'est une danse en solo, dans le style lasya, féminin et gracieux, par opposition au style tandava masculin.

Le spectacle

Un spectacle typique comprend les parties suivantes : une prière traditionnelle d'ouverture au dieu Ganesh, qui écarte les obstacles

une présentation du tala (rythme), suite de syllabes chantées par la danseuse. Il s'agit en fait d'une invocation des dieux pour qu'il bénisse le spectacle.

Une danse abstraite o๠le rythme est scandé par le tambour. La danseuse montre ici sa dextérité dans le travail des pieds et la grà¢ce des mouvements de son corps.

La danse est ici accompagnée par un poème ou une chanson sur un thème dévotionnel ou amoureux.

La pièce centrale du spectacle. C'est aussi la partie la plus longue qui montre les mouvements les plus complexes et les plus difficiles. Les positions des mains et du corps racontent une histoire, habituellement d'amour et de désir.

Probablement la partie la plus lyrique o๠la danseuse exprime certains formes d'amour : dévotion à  l'être suprème, amour maternel, amour des amants séparés puis réunis.

Cette dernière partie est une danse abstraite o๠la virtuosité de la musique trouve son parallèle dans le travail des pieds et les poses captivantes de la danseuse.

Le spectacle se termine par la récitation de quelques versets religieux en forme de bénédiction.

La musique

Elle est dans le style carnatique du sud de l'Inde, considéré par certains comme une forme plus pure que celle de la musique du nord de l'Inde.

Les instruments

Les instruments utilisé dans l'orchestre accompagnant le Bharata Natyam sont plus courant dans le sud que dans le nord de l'Inde, comme le mridangam (tambour), nagaswaram (un cor à  la forme suggestive de corps de serpent), la flà»te, le violon et la vina (un instrument à  cordes).

Les langues

Le sanskrit, le tamoul et le kannada sont d'un usage courant concernant le Bharata Natyam.

Postures de Bharata natyam gravées à  l'intérieur du porche du temple de Chidambaram

Voir aussi