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Bouddhisme

                     

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दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥

Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.
Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à  un ennemi ou un haineux à  un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.

(Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo Â» [Versets sur le cœur], verset 42)

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Le bouddhisme est l'une des grandes religions orientales, née en Inde au VIe siècle avant notre ère. Elle est fondée sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des croyants).

Sommaire
1 Le Bouddha
2 Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha
3 Le Saṅgha
4 Les textes sacrés
5 Personnages importants du bouddhisme
6 Articles connexes
7 Liens externes

Le Bouddha

Voir l'article
Bouddha.

à€ l'origine, le bouddhisme est une philosophie, devenue par la suite dans certaines écoles une religion, condidérée aujourd'hui comme une science de l'esprit, inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le «Bouddha historique», un chef spirituel qui vécut au Ve siècle avant notre ère (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à  peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas : dans les pays de tradition pāḷi, la plus ancienne, les dates de 624-544 sont vraisemblables). De son vrai nom Siddhārtha Gautama de la famille Śākya (Siddhà¢rtha Gautama, dit « Shakyamuni Â», sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à  Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de ká¹£atriya (caste des nobles-guerriers).

La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'une guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à  cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à  ce moment que le jainisme a fait son apparition. Le bouddhisme est d'ailleurs fortement empreint d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts, comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, ou encore la loi de rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle, le karma. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutà´t axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience ; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la notion d'à¢me, la rédemption ou la révélation.

Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha

trois poisons"">

Les trois racines du mal, ou "trois poisons"

Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à  percevoir correctement la réalité. Cette ignorance et les illusions qu'elle provoque conduisent à  l'avidité des hommes, à  leur désir de posséder davantage que les autres, à  l'attachement et à  la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

Les trois caractéristiques de l'existence

L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à  la "production conditionnée" (pratîtya-samutpà¢da), théorie selon laquelle tout a une cause et une conséquence. Pour les bouddhistes, le Moi n'est donc que vacuité (shà»nyatà¢).

Les renaissances

A cause des trois poisons d'une part, et de la production conditionnée d'autre part, les hommes sont amenés à  renaître dans le samsà¢ra (le cycle des renaissances). L'espèce dans laquelle ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à -dire de la valeur morale de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance ("n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ?" dit un texte). A noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une à¢me immortelle qui se "réincarne"). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la vérité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance Â», « la libération de la souffrance Â» ou nirvāṇa.

Les quatre nobles vérités

La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).

  1. dukkha : toute vie implique la souffrance ;
  2. samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans les attachements
  3. nirodha : il y a un chemin hors de la souffrance ;
  4. magga : ce chemin est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.

Le noble sentier octuple

Le noble sentier octuple est la voie qui mène à  la cessation de la souffrance (dukkha). Il est aussi appellé Le Sentier du Milieu car il évite soigneusement les deux extrêmes qui sont la poursuite du bonheur dans la dépendance du plaisir des sens et la poursuite du bonheur dans la pratique ascétique et de mortification.

Le Bouddha ayant experimenté ces deux extrêmes, découvrit par expérience le noble sentier qui donne vision et connaissance, qui conduit au calme, à  la vision profonde, au nirvāṇa.

Le sentier comporte huit catégories regroupées en trois disciplines :

1) la sagesse (prajnà¢):

2) la moralité, ou la discipline (shîla)

3) la méditation, ou la concentration (samà¢dhi)

Ce sentier mène tout naturellement à  un certain nombre de valeurs et de principes.

Les quatre attitudes vertueuses

Les cinq préceptes moraux

L'éveil (bodhi)

Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à  répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à  voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha. L'éveil permet à  l'homme d'entrer dans le nirvāṇa, puis d'atteindre à  sa mort le parinirvāṇa(extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à  jamais.

Le Saṅgha

Selon les statistiques d'Adherents.com, les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour 350 millions.

Depuis la mort du Bouddha, le Saṅgha s'est divisé en de nombreux courants et écoles.

Il y a deux branches principales de bouddhisme : le Hînayana (« Petit Véhicule Â» ou « Petit Groupe Â», terme parfois péjoratif ; voir aussi Theravà¢da) et le Mahà¢yà¢na (« Grand Groupe Â» ou « Grand Véhicule Â»). Le Theravà¢da, seule branche du "Petit Véhicule" a avoir survécu, correspond au bouddhisme des origines. C'est le plus répandu au Cambodge, au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaà¯lande, et en Indochine, tandis que le Mahà¢yà¢na, forme ultérieure et plus populaire, est plutà´t répandu en Chine, au Japon, en Corée, et au Tibet. Le Zen est une des subdivisions les plus connues du Mahà¢yà¢na. Le tantrisme tibétain ou Vajrayà¢na est tantà´t cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantà´t comme un courant du Mahà¢yà¢na.

A la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikà¢ya). Des désaccords ne tardèrent pas à  survenir, et furent largement constatés lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), et menèrent à  une scission. Les Anciens (Thera), voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la Grande Assemblée, cherchaient à  se démarquer de ce "conservatisme" et à  adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. C'est ainsi que se forma le Grand Véhicule (Mahà¢yà¢na), tandis que le mouvement adverse fut appelé (de manière péjorative) Hînayà¢na. Ce dernier se diversifia encore en différentes écoles, dont une seule existe encore : le Theravà¢da (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre). Il ne faut cependant pas exagérer la rupture, qui du reste s'est faite progressivement (les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères).

Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à  Â« moderniser Â» le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvement concernés sont le bouddhisme évangélique et le Véhiculisme universel.

Les textes sacrés

Les différents courants du bouddhisme s'appuient sur plusieurs textes compilés après la mort du Bouddha, celui-ci n'ayant rien écrit. Le Mahà¢yà¢na en utilise un grand nombre, appelés des sà»tra ou « classiques Â», tandis que les theravà¢dins se servent des textes les plus anciens, écrits en pāḷi et compilés sous l'appellation Tipiá¹­aka (en sanskrit Tripiá¹­aka), les « trois corbeilles Â», qui comprennent :

  1. le Vinaya Piá¹­aka, en cinq volumes, contenant des règles de discipline pour le Saṅgha des moines et monesses bouddhistes ;
  2. le Sutta Piá¹­aka, en cinq collections, contenant certains discours du Bouddha ;
  3. l'Abhidhamma Piá¹­aka, en sept volumes, contenant une systématisation philosophique de l'enseignement du Bouddha.

Personnages importants du bouddhisme

Personnages historiques ou considérés tels

Personnages contemporains

Articles connexes

Liens externes

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