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CÅ“ur

         

Le cÅ“ur est un organe creux et musculaire qui assure la circulation du sang en pompant le sang par des contractions rythmiques vers les vaisseaux sanguins et les cavités du corps d'un animal. Le mot cardiaque veut dire "qui a rapport avec le cÅ“ur"; il vient du mot grec cardia, "cÅ“ur".

Le cÅ“ur est le centre du système circulatoire.

Sommaire
1 Le cœur humain
2 Le cœur des autres animaux
3 Autres considérations sur le cÅ“ur
4 Voir aussi

Le cœur humain

Structure

Dans le corps humain, le cÅ“ur se situe un peu à  gauche du centre du thorax, en arrière du sternum. C'est un organe creux mà» par un muscle, le myocarde, et enrobé du péricarde (pericardium) ; il est entouré par les poumons.

Le cÅ“ur d'un adulte pèse vers 300-350 grammes. Il consiste en quatre chambres : les atria ou oreillettes en haut, et les ventricules en bas.

Un mur musculaire épais, le septum, divise l'atrium et le ventricule gauche de l'atrium et le ventricule droit, évitant le passage de sang entre les deux moitiés du cÅ“ur. Des valvules entre les atria et les ventricules assurent le passage unidirectionnel coordonné du sang depuis les atria vers les ventricules.

Les ventricules ont pour fonction de pomper le sang vers le corps ou vers les poumons. Leurs parois sont plus épaisses que celles des atria, et la contraction des ventricules est plus importante pour la distribution du sang.


Schéma fonctionnel du cÅ“ur ; le but de ce schéma est de mettre en évidence le trajet du sang, le dessin des parois ne correspond pas à  la réalité

Du sang dépourvu d'oxygène par son passage dans le corps entre dans l'atrium droit par deux veines, la veine cave supérieure (vena cava superior) et la veine cave inférieure (vena cava inferior). Le sang passe ensuite vers le ventricule droit. Celui-ci le pompe vers les poumons par l'artère pulmonaire (arteria pulmonalis).

Après avoir perdu son dioxyde de carbone aux poumons et d'en être pourvu d'oxygène, le sang passe par les veines pulmonaires (venae pulmonales) vers l'atrium gauche. De là  le sang oxygéné entre dans le ventricule gauche. Celui-ci est la chambre pompante principale, ayant pour but d'envoyer le sang par l'aorte (aorta) vers toutes les parties du corps sauf les poumons.

Le ventricule gauche est bien plus massif que le droit parce qu'il doit exercer une force considérable pour forcer le sang à  travers tout le corps contre la pression corporelle, tandis que le ventricule droit ne dessert que les poumons.

Bien que les ventricules se trouvent en bas des atria, les deux vaisseaux par lesquels le sang quitte le cÅ“ur (l'artère pulmonaire et l'aorte) se trouvent en haut du cÅ“ur.

La paroi du cÅ“ur est composée de muscle qui ne se fatigue pas. Elle consiste en trois couches distinctes. La première est l'épicarde (epicardium) qui se compose d'une couche de cellules épithéliales et de tissu conjonctif. La deuxième est l'épais myocarde (myocardium) ou muscle cardiaque. à€ l'intérieur se trouve l'endocarde (endocardium), une couche additionnelle de cellules épithéliales et de tissu conjonctif.

Le cÅ“ur a besoin d'une quantité importante de sang, offerte par les artères coronaires gauche et droite (arteriae coronariae), des embranchements de l'aorte.

La révolution cardiaque


Systole auriculaire

Systole ventriculaire

Chaque battement du cÅ“ur entraîne une séquence d'événements collectivement appelés la révolution cardiaque. Celle-ci consiste en trois étapes majeures : la systole auriculaire, la systole ventriculaire et la diastole. Dans la systole auriculaire, les atria contractent et projettent le sang vers les ventricules. Une fois le sang expulsé des atria, les valvules auriculoventriculaires entre les atria et les ventricules ferment. Ceci évite un reflux du sang vers les atria. La fermeture de ces valvules produit le son familier du battement du cÅ“ur.

La systole ventriculaire implique la contraction des ventricules, expulsant le sang vers le système circulatoire. Une fois le sang expulsé, les deux valvules sigmoà¯des - la valvule pulmonaire à  droite et la valvule aortique à  gauche - ferment.

Enfin, la diastole est la relaxation de toutes les parties du cÅ“ur afin de permettre l'arrivée du nouveau sang.

L'expulsion rythmique du sang provoque le pouls qu'on peut tà¢ter.

Régulation du cycle cardiaque

Le muscle cardiaque est myogénique. Ceci veut dire qu'à  la différence du muscle squelettique, qui a besoin d'un stimulus conscient ou reflex, le muscle cardiaque s'excite lui-même. Les contractions rythmiques se produisent spontanément, quoique leur fréquence peut être affectée par des influences nerveuses ou hormonales telles l'exercice ou la perception de danger.

La séquence rythmique des contractions est coordonée par une dépolarisation (inversion de la polarité électrique de la membrane par passage actif d'ions à  travers celle-ci) du nÅ“ud sino-auriculaire ou nÅ“ud de Keith et Flack (nodus sinuatrialis) situé dans la paroi supérieure de l'atrium droit. Le courant électrique induit, de l'ordre du microvolt, est transmis de proche en proche dans l'ensemble des oreillettes et passe dans les ventricules par l'intermédiaire du nÅ“ud auriculoventriculaire, situé dans la cloison entre les deux ventricules, (appelé aussi faisceau de His) ce qui permet la contraction des ventricules. Ce sytème électrique explique la régularité du rythme cardiaque et assure la coordination des contractions auriculo-ventriculaires. C'est cette activité électrique qui est analysée par des électrodes posées à  la surface de la peau et qui constitut l'électrocardiogramme ou ECG.

Maladies et traitements

L'étude des maladies du cÅ“ur s'appelle la cardiologie. Les maladies cardiaques primaires incluent :

Si l'artère coronaire est bloquée ou rétrécie, on peut contourner le lieu affecté avec un pontage aorto-coronarien, ou l'élargir avec une angioplastie.

Les bêta-bloquants sont des drogues qui ralentissent le battement du cÅ“ur et réduisent les besoins du cÅ“ur en oxygène. La nitroglycérine et d'autres composés qui émettent l'oxyde nitrique sont utilisés dans le traitement des maladies cardiaques parce qu'ils provoquent la dilatation des vaisseaux coronaires.

La première greffe de cÅ“ur fut effectuée à  l'hà´pital Groote Schuur au Cap (Afrique du Sud) le 3 décembre 1967. Lewis Washkansky, 53 ans, reçut un cÅ“ur d'une jeune femme morte dans un accident routier. Il mourut 18 jours plus tard de pneumonie. L'équipe chirurgicale fut dirigée par Christian Barnard.

Voir aussi : Diagnostic et procédures cardiologiques

L'arrêt cardiaque est une urgence médicale extrèmement grave. Il se manifeste par un état dit de "mort subite" : une perte de connaissance totale avec arrêt de la respiration, et absence de réaction lorsque l'on pratique le bouche-à -bouche. Le pouls carotidien ne peut être perçu, toutefois, ce point ne constitue pas un élément fiable : avec le la tension nerveuse (stress), la personne cherchant à  prendre le pouls sent souvent son propre pouls au bout des doigts.

Dans 90 % des morts subites, le cÅ“ur est en fibrillation ventriculaire. Les chances de survie reposent donc sur une défibrillation précoce et une prise en charge médicale très rapide.

Lorsque l'on est face à  une mort subite, il faut immédiatement  : par téléphone, en appelant le 112 dans l'Union européenne, (en France, préferrer le 15, le Samu), puis commencer immédiatement la réanimation cardio-respiratoire (RCP) en attendant les secours, afin d'améliorer les chances de survie.

Le cœur des autres animaux

Structure

La structure du cÅ“ur des autres mammifères est semblable à  celle des humaines, à  quatre chambres. Les oiseaux ont aussi un cÅ“ur à  quatre chambres, bien qu'on croit que le leur ait évolué indépendamment du cÅ“ur des mammifères.

Les amphibiens ont un cÅ“ur à  trois chambres. Les poissons ont un système circulatoire simple plutà´t que double, ainsi qu'un cÅ“ur à  deux chambres. Les cÅ“urs des arthropodes et des mollusques n'ont qu'une seule chambre.

Battement du cœur

Des animaux plus petits ont d'habitude un battement du cÅ“ur plus rapide, et les jeunes animaux ont un battement du cÅ“ur plus rapides que les adultes de la même espèce.

Quelques fréquences cardiaques en fonction des espèces
Baleine grise 9 fois par minute
Phoque commun 10 fois par minute (plongeant)
140 fois par minute (sur terre)

Éléphant 25 fois par minute
àŠtre humain 70 fois par minute
Moineau 500 fois par minute
Musaraigne 600 fois par minute
Colibri 1 200 fois par minute (en vol)

Autres considérations sur le cÅ“ur

Le cÅ“ur n'est pas seulement un organe essentiel à  la vie, il représente aussi l'amour. Le cÅ“ur est le symbole de l'amour, on donne de façon métaphorique son cÅ“ur à  la personne que l'on aime pour lui signifier qu'on lui confie sa vie. En fait, le mot cÅ“ur désigne plus largement ce qui se trouve au centre (le cÅ“ur du problème, au cÅ“ur de la nuit...). Le cÅ“ur est symboliquement attaché à  tout ce qu'il y a de plus important, de plus essentiel, nous avons autant besoin de nos poumons que de notre cÅ“ur pour vivre, il semblerait que ce dernier soit cependant infiniment plus important dans notre inconscient puisqu'il a acquis une place primordiale dans notre langlage en représentant l'amour, la générosité, la franchise...

Voici quelques expressions contenant le mot cœur :

Voir aussi