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Cocaà¯ne

        

[1R-(exo,exo)]-3-(Benzoyloxy)-8-méthyl-8-azabicyclo[3.2.1]
octane-2-acide carboxylique méthyl ester
La cocaà¯ne est un alcaloà¯de extraite de la coca, une substance Utilisée de très longue date par les Indiens des Andes, en mà¢chant les feuilles de coca, pour les aider à  résister à  la fatigue et à  l'altitude. En 1859, le chimiste autrichien Albert Nieman isole le principe actif des feuilles de coca.

La cocaà¯ne servit dès la fin du XIXe siècle d'anesthésique dentaire. Sigmund Freud fit quelques travaux sur ses effets et conseillera l’utilisation locale de la cocaà¯ne en chirurgie dermatologique et ophtalmologique en 1885, avant de la proscrire absolument en 1887.

Dès 1870, on voit apparaître la consommation populaire de vin dans lequel étaient infusées préalablement des feuilles de coca. En 1871, le marché était dominé par une marque qui restera célèbre, le vin Mariani, du nom d’un pharmacien, Angelo Mariani, qui eut l’idée de commercialiser ce vin associé à  un médecin, Charles Fauvel qui lui conféra un brevet et une légitimité médicale. Inventé en Corse en 1863, ce vin mirifique, issu du mélange de vin de Bordeaux et d'extrait de coca, n’était qu’une des nombreuses productions de Mariani puisqu’en 1890 son officine du boulevard Haussmann à  Paris, qui ne désemplissait guère, proposait des pastilles à  la cocaà¯ne, des infusions de cocaà¯er, du vin, un élixir, des toniques, et ce en vantant la coca et ses applications thérapeutiques. De nombreuses personnalités des arts, de la littérature et de la politique apporteront leur appui au vin Mariani. Citons les plus prestigieuses : Edison, Jules Verne, Émile Zola, le Prince de Galles et même le Pape Léon XIII qui ne quittait pas sa fiole. Quant au Coca-Cola, il fut créé à  l’origine (en 1886) pour satisfaire à  la demande du marché américain, celle d’une boisson populaire à  base de cocaà¯ne mais ne donnant pas prise aux critiques des ligues de tempérance qui s’insurgeaient précisément contre les produits Mariani.

La cocaà¯ne a des effets nooanaleptiques majeurs similaires à  ceux des amphétamines, notamment à  ceux de la méthamphétamine.

Classé dans les produit stupéfiants, elle peut provoquer une dépendance physique, après une consommation régulière.

Consommée notamment dans le milieu du show-business en inhalation, c'est un vaso-constricteur qui peut conduire à  la perforation de la paroi nasale. Certaines personnalités se seraient fait poser, dit-on, une plaque métallique à  cet endroit.