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Communisme

                

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L'ambition du mouvement communiste est l'instauration d'une nouvelle société sans classe bénéficiant de la mise en commun (à  commencer par les moyens de production).
Par extension le communisme désigne aussi :

Sommaire
1 La société communiste
2 Le mouvement communiste
3 Aujourd'hui une reprise des débats
4 Voir aussi

La société communiste

La société communiste peut être définie comme une société dans laquelle la totalité des relations économiques sont de type communiste. Si des anthropologues pensent que certaines sociétés primitives peuvent être considérées comme des "sociétés de type communiste", bien qu'aucune société connue ne soit privée de hiérarchie, il n'a jamais existé de sociétés vraiment communistes dans l'histoire humaine, à  l'exception de certaines expériences locales, comme en Catalogne en 1936. Des pratiques proches existent et existaient dans des communautés o๠domine une forte adhésion à  des principes, tels que des communautés religieuses (couvents) ou des communautés de réfugiés (Kibboutz), mais cela n'a jamais été que marginal.

Dans le monde moderne, le communisme reste donc essentiellement un projet de société (outre certaines pratiques limitées dans le temps et dans l'espace). Le projet de société communiste repose sur la propriété collective des moyens de production, c'est-à -dire des usines, des terres agricoles cultivées ou d'élevage, des moyens de transport, etc., pour assurer à  tous la disposition de biens "à  chacun selon ses besoins". La distribution est considérée comme une branche de la production et est donc aussi collectivisée.

Dans une société communiste, les relations économiques reposent sur la gratuité : il n'y a ni commerce, ni argent, ni échange, ni tout autre rapport marchand, cela étant à  la fois impossible et inutile (chacun ayant tous ses besoins couvert, il ne saurait être intéressé par un échange). La propriété individuelle est, sinon abolie, du moins très limitée, de sorte que la notion de don disparait aussi.

Le communisme admet que tous ne sont pas aussi productifs pour tout, et qu'il doit attendre une production "de chacun selon ses capacités", mais il considère que généralement chacun peut à  son gré se livrer à  l'occupation de son choix, qu'on peut abolir la division sociale du travail sans mettre en péril la production et donc la disponibilité des biens, et supprimer toute force coercitive du genre police ou armée et plus généralement fonctionner sans État. Il admet que certaines tà¢ches et fonctions sont plus désagréables ou agréables que d'autres, et compte sur la démocratie la plus directe pour juguler les conflits. Notamment les conflits relatifs à  la production. Comme une appréciation différente par chacun des besoins et des capacités des uns et des autres pourrait générer de grandes divergence à  cet égard, le communisme prà´ne suivant la distinction introduite par Marx l'utilisation d'une échelle absolue de valeur des objets, la valeur d'usage étant équivalente à  la valeur de production (le coà»t de l'objet ou du service), et nie la pertinence d'une valeur relative à  l'opinion diverse des personnes (valeur d'échange).

Le mouvement communiste

Le mouvement communiste regroupe des courants politiques divers, complémentaires, mais aussi parfois antagonistes : anarchisme, marxisme, léninisme, stalinisme, maoisme, trotskysme, bordiguisme, luxembourgisme, castrisme, guevarisme, autonomes, conseillisme, etc.

Anarchistes et marxistes

Le mouvement politique anti-capitaliste naît dans les années 1840. Portée par une classe ouvrière démographiquement croissante et pauvre, il se développera plus tard au sein de l'AIT, dont il est l'un des principaux courants. Au lendemain de la défaite de la Commune de Paris en 1871, c'est la scission entre marxistes et anarchistes autour de la question de la méthode pour éliminer la propriété individuelle caractéristique du capitalisme : les marxistes estiment nécessaire une période de transition avec collectivisation des propriétés, sous le contrà´le d'état "socialiste" devant dépérir progressivement ; alors que les anarchistes prà´nent une abolition directe de la propriété, et l'organisation économique fédérés des moyens de production et de consommation. Jusqu'en 1917, les marxistes étaient désignés comme collectivistes et les anarchistes de communistes, du fait que le premier courant utilisait l'État comme outil de révolution, au contraire du second courant qui utilisait des moyens autonomes en adéquation au but recherché .

Les anarchistes, aprés l'inssurection de la commune de paris de 1871 o๠ils furent nombreux à  lutter, s'investissent pour une partie dans l'anarcho-syndicalisme ou le syndicalisme-révolutionnaire. Ils sont au premier plan de la création de la CGT en France et de celle des Industrial Workers of the World dans les années 1910 et 1920 aux USA. Ils participent à  la révolution russe, notamment à  cronstadt, ou en Ukraine dont ils sont porteurs d'un mouvement révolutionnaire expropriateur. Ils jouent un rà´le de premier plan avec la puissante CNT en Catalogne lors de la révolution espagnole de 1936. Dans le premier cas ils seront écrasés par l'armée dirigée par Trotsky, dans le deuxième cas par les staliniens qui participèrent à  la contre-révolution. Par la suite, l'anarchisme en tant que mouvement organisé a perdu de sa force, mais semble reprendre à  la fin du XXe siecle : l'apparition de la réalité de l'URSS avec l'écroulement du "mur" et du mythe socialiste russe, et tout récemment l'évolution de la politique de la Chine Marxiste semblent montrer que la transistion par la collectivisation ne fait pas progresser la cause anti-capitaliste.

Les marxistes participent à  la fondation et au développement des partis nationaux sociaux-démocrates qu'ils regroupent en 1889 au sein de la IIe Internationale. Cette dernière explose à  l'éclatement de la Première guerre mondiale en 1914. Seule une minorité s'oppose à  la guerre et maintient des liens internationaux au cours des conférences de Kiental et Zimmerwald en Suisse. C'est sur la question de la guerre qu'éclate la Révolution russe en 1917, qui aboutit, après un processus de révolution permanente long de huit mois, à  la prise du pouvoir par les Soviets (conseils) d'ouvriers et de soldats, puis à  leur destruction par les bolcheviks qui se rendent majoritaires en octobre (calendrier russe) par l'extermination de leurs concurrents menchéviks.

La Révolution et l'Internationale

Les partisans de la Révolution d'Octobre se regroupent au sein de l'Internationale Communiste (IC ou Comintern) dans le but de transformer la Révolution russe en Révolution Mondiale. C'est une des périodes les plus riches du mouvement communiste, car à  ses débuts (les quatre premiers congrès) l'IC rassemble des militants venus d'horizons divers, aussi bien de la gauche sociale-démocrate que des syndicalistes-révolutionnaires ou des mouvements anti-coloniaux. En outre, la révolution d'Octobre s'attire un vaste mouvement de sympathie de la part de nombreux intellectuels et artistes (Surréalisme entre autres) à  travers le monde entier.

Après avoir remporté la Guerre civile russe en exterminant l'armée blanche financée par la bougeoisie et la noblesse russe et aidée par certain pays capitalistes (France, Agleterre),le parti bolchévik abandonne le Communisme de guerre en 1921 pour instaurer la NEP (Nouvelle Politique Économique) afin de reconstruire le pays dévasté par la guerre depuis 1914 et mettre la main sur les Soviets vidés par les pertes sur le champ de bataille et la famine due à  la guerre et aux réactions logiques des paysans (on leur prend leur grain, leurs fils pour la guerre : ils le cachent et ne le sèment plus) et à  l'action de guerre de l'Armée Rouge contre l'Ukraine anarchiste (aprés s'etre pourtant alliés à  eux auparavant pour combattre les armées blanches).

Mais le dogme de la propriété collective fait naître la planification centralisée, tandis que le contrà´le du "parti" sur l'État provoque un doublement des lignes de commande. Le tout provoque un fort développement de la bureaucratie, encore accentué par un appareil répressif toujours nécessaire et justifié par l'existence de marchés noirs. La société soviétique est instable.

Reflux et bureaucratie

Après la mort de Lénine, le mouvement s'amplifie. Trotsky, rejoint plus tard par Kamenev et Zinoviev, s'oppose à  Staline, soutenu par Boukharine. Staline oppose à  la Révolution mondiale le socialisme dans un seul pays et à  la Révolution permanente la Révolution par étapes et considère la bureaucratie comme un moindre mal, avant d'en devenir le leader incontesté.

Après l'écrasement physique par Staline de l'Opposition de gauche "trotskyste", le mouvement communiste d'URSS et la IIIe Internationale se transforment en outil au service des staliniens.

Les opposants de Staline

Trotsky, exilé, continuera de lutter contre Staline et fondera en 1938 la IVe Internationale, avant son assassinat par les agents du G.P.U (ancêtre du K.G.B.). En dehors de l'Amérique latine et du Sri Lanka, les trotskystes resteront groupusculaires jusque dans les années 1970.

Ils ne furent pas les seuls dans cette opposition, mais ni les bordiguistes, ni les luxembourgistes ne donnèrent naissance à  un mouvement international organisé.

Le stalinisme

Le mouvement communiste a été longtemps assimilé au stalinisme, du fait de la position hégémonique de celui-ci de 1927 à  1991. Cette hégémonie a considérablement influé sur les diverses révolutions qui ont éclaté au cours du XX° siècle : Chine, Espagne, Grèce, Pays de l'Est, Vietnam, Cambodge, Corée, diverses révolutions anti-coloniales... Mais, à  compter de la fin des années 1950, de nombreuses révolutions échappent sans cesse davantage à  son contrà´le direct surtout en Amérique latine (Cuba, Nicaragua, Salvador, Grenade), même si son influence continue à  peser sur leur développement.

Dans les Pays de l'Est, les bureaucraties se voient contestées par la classe ouvrière elle-même. En Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968, la contestation gagne jusqu'aux partis communistes mêmes. En Pologne, déjà  secouée par des révoltes ouvrières en 1956 et 1970, le succès de Solidarnocz en 1980 relance les questions d'autogestion et de contrà´le ouvrier. En URSS, enfin, après la mort de Brejnev en 1983(qui avait chassé du pouvoir Khroutchev, le dénonciateur des crimes de Staline, en 1964), la crise économique de sous-production, conjuguée à  la Guerre d'Afghanistan et à  la course aux armements, contraint la direction du Parti communiste à  ouvrir une période libérale dite de la Glasnost. Celle-ci s'achève par l'abandon par la majeure partie de la Nomenklatura du système socialiste au profit d'un retour au libéralisme. Les régimes socialistes s'effondrent ainsi avec la fin de l'URSS.

Le maoà¯sme

Le maoà¯sme est l'héritier du stalinisme et du marxisme-léninisme. Il existe encore aujourd'hui sous différentes formes, la principale étant le régime de Corée du Nord. Au début du XXIe siècle, le maoà¯sme se présente surtout sous la forme de mouvements de guérillas, principalement implantées au Népal et en Amérique du Sud (en particulier au Pérou avec le célèbre Sentier Lumineux de Abimaà«l Guzman), mais aussi en Turquie, au Kurdistan, et en Italie (Brigades Rouges). De nombreux partis politiques se réclament aussi du maoà¯sme un peu partout dans le monde.

Aujourd'hui une reprise des débats

Le recul, puis l'effondrement du stalinisme ont ouvert la voie à  un renouveau des débats entre communistes de toutes tendances (aussi bien anarchistes que marxistes). Une réflexion, libérée du "campisme" (pour ou contre l'URSS ou la Chine), s'est engagée au sujet du communisme et surtout de l'après-capitalisme. Sur ce dernier point, le débat s'étend peu à  peu jusque dans des milieux sociaux, politiques et syndicaux qui, du temps de la guerre froide, tendait à  l'anti-communisme.

Cela dit, cet effondrement a entraîné un recul général de l'ensemble du mouvement communiste organisé, bien que certains,comme les trotskystes en France, connaissent une relative percée. De nombreux communistes expriment l'idée que son avenir tient dans sa capacité à  faire le bilan de son histoire et à  "dédogmatiser" toutes les questions (parti révolutionnaire, démocratie, syndicat, etc.) jusque là  "figées dans le marbre" en les confrontant à  la réalité d'aujourd'hui. C'est le sens de leur engagement moins "donneurs de la bonne ligne" aux cà´tés d'autres mouvements politiques au sein de l'alter-mondialisme et des divers mouvements sociaux qui agitent la planète bleue.

Voir aussi

Liens internes

Mouvements politiques, Parti politique, Idées politiques.

Liens externes