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Escalade

  

Sommaire
1 Pratique
2 Vocabulaire
3 Liens externes

Pratique

Globalement, on distingue plusieurs types d'escalade : le terrain d'aventure, la falaise et le bloc. L'escalade indoor (en salle), se pratique sur des murs artificiels spécialement conçus, o๠se déroulent la plupart des compétitions.

Bloc

La pratique du bloc s'effectue avec un minimum de matériel :

Une corde est rarement nécessaire du fait de la faible hauteur des blocs. Le site de bloc le plus connu est Fontainebleau (France), mais de nombreux sites existent et cette activité tend à  se développer.

Falaise et terrain d'aventure

En revanche, la pratique en falaise impose l'utilisation de cordes, baudriers, mousquetons, etc. Le terrain d'aventure, se déroulant sur falaise non-équipée, nécessite un équipement plus montagnard comme des coinceurs, des sangles ou un casque. Celle-ci se fait de deux manières suivant qu'on monte en premier (on dit monter en tête) ou derrière une autre personne (on dit monter en second). En général, les parois sont équipées, c'est-à -dire préparées : Les équipeurs ont brossé la roche, aménagé un accès et surtout fixé des points d'attache dans le rocher. Ces points, situés à  intervalles réguliers (environ deux mètres) permettent au grimpeur de faire passer sa corde, assurant ainsi sa sécurité en cas de chute. En terrain d'aventure, le premier protège lui-même la cordée en installant des points d'assurage enlevables.

Monter en tête

Le premier grimpeur escalade la paroi. à€ chaque point, il accroche une dégaine (deux mousquetons reliés par une sangle) et y fait passer sa corde. Le grimpeur procède ainsi jusqu'à  arriver au relais.

Il faut bien remarquer que lorsque le premier de cordée se retrouve au-dessus du dernier point accroché, la chute éventuelle est plus importante que s'il se trouve en-dessous. En effet il tombera d'environ 2 fois la distance baudrier-point, plus l'élasticité de la corde.

Arrivé au relais, le premier de cordée peut choisir de descendre immédiatement, ou de faire monter le second grimpeur, obligatoire pour une voie de plusieurs longueurs. Dans le cas de la descente, voila une procédure appelée "moulinette" : Le grimpeur doit faire passer la corde dans le relais pour pouvoir redescendre et récupérer ses dégaines. La personne se vache, puis attache la corde à  son baudrier (une deuxième fois pour assurer la corde), détache le bout de la corde qui l'a assuré pendant l'ascension. La corde étant toujours attachée par le deuxième nÅ“ud, s'il la là¢che, la corde ne tombera pas en bas de la paroi. Il passe ensuite ce bout de corde dans le relais et refait le nÅ“ud à  son baudrier pour s'assurer. Enfin, il détache le deuxième nÅ“ud et se dévache.

Pendant cette phase, la corde doit toujours rester accrochée au baudrier au moins par un nÅ“ud. Il ne faut jamais enlever une vache ou une dégaine tendue car ce peut être celle qui vous assure réellement !

Monter en second

Cette fois-ci la corde passe par le relais en haut de la voie. La personne est constamment assurée, la corde légèrement tendue.

Niveau

Voir cotation pour plus de détails et pour les équivalences.

Le niveau en escalade dépend du type d'escalade. Généralement, en France, la difficulté des voies (la cotation) est signalée par un chiffre (1 - 9) et une lettre de a à  c ou un + ou un - si on utilise les anciennes notations. Par exemple, ... < 3a < 3b < 3c < 4a < ... Certains topos et les montagnards utilisent des chiffres latins (IV, V+...). Parfois on ajoute un + pour signifier que la voie est un peu plus difficile sans pour autant être du niveau supérieur (6b < 6b+ < 6c) ; on peut aussi donner deux cotations (4c/6a), par exemple si les prises sont difficiles à  atteindre pour les petits. Dans la pratique, les cotations démarrent généralement au 4 voire 3, le 1 correspondant historiquement à  la station horizontale dans l'esprit de l'inventeur de cette échelle, Welzenbach. Il existe d'autres échelles de cotation, notamment aux États-Unis, en Angleterre, et en Australie.

En bloc, la couleurs des flèches peintes sur le rocher définissent la difficulté globale du circuit, qui peut être augmentée d'un + ou diminuée d'un -. Il faut cependant nuancer car la hauteur du bloc ou la réception en cas de chute comptent aussi dans la cotation. Les cotations bloc (en particulier à  Fontainebleau) sont plus sèches qu'en falaise.
Pour la plupart des circuits, le tableau suivant résume l'ordre des cotations :
Difficultés en bloc
Couleur Abréviation Nom Cotation
Rose F Facile 1
Jaune PD Peu Difficile 2
Orange (parfois vert) AD Assez Difficile 3
Bleu D Difficile 4
Rouge TD Très Difficile 5
Noir/Blanc ED Extrêment Difficile 6
Hors-circuit ABO Abominablement Difficile 7 et 8

Les circuits enfant sont peints en blanc et cotés différemment : le + ou le - cote la difficulté du parcours et le chiffre désigne l'à¢ge de l'enfant : 1 en primaire, 2 entre l'école et le collège et 3 après. Exemples E3, E1+, etc.

Vocabulaire

; Après travail : la voie a été passée après étude de la voie et après plusieurs tentatives. ; Artif : pour artificiel. La voie est équipée mais il faut poser ses propres relais. ; Assurer : gérer la corde utilisée par le grimpeur pour assurer sa sécurité. ; A flash : on a observé un autre grimpeur dans la voie avant de s'y engager pour la première fois. ; à€ vue : aucune étude de la voie n'a été faite avant de s'y engager pour la première fois. ; Baudrier : harnais de sécurité auquel on attache la corde. ; Bloc : voie escaladée sans baudrier (donc sans être assuré) contenant quelques prises, qui ne s'élève que de quelques mètres. Un matelas peut être posé en dessous de la voie. ; Chaussons : nom donné aux chaussures d'escalade, ils doivent bien tenir le pied. ; Coinceur : pièce métallique (la plupart du temps) utilisée en montagne et en terrain d'aventure se coinçant dans les fissures du rocher qui permet de créer des points d'assurage mobiles et récupérables. ; Dégaine : une dégaine est constituée de deux mousquetons reliés par une sangle. ; Descendeur : pièce de métal (frein) permettant la descente en rappel le long d'une corde et qui est utilisé pour assurer un grimpeur. ; Enchainer une voie : passer la voie dans son intégralité, sans tomber et sans pause. Une voie peut être enchainée "à  vue", "à  flash", ou "après travail". ; Gri-gri : type de descendeur autobloquant qui, en cas de chute du grimpeur, bloque automatiquement la corde sans intervention de l'assureur. ; Graton : très petite prise. ; Huit : type de descendeur en forme de "8". ; Magnésie : poudre blanche synthétique dont on enduit les doigts afin d'améliorer l'adhérence des mains au rocher par absorption de la sueur. Il s'agit en fait de carbonate de magnésium basique Mg(OH)2 . 3MgCO3 . 3H2O. ; Monodoigt : prise o๠l'on ne peut introduire qu'un seul doigt. ; Pof : produit naturel (résine de pin séchée, colophane) au même usage que la magnésie mais le pof colle réellement et n'absorbe pas la transpiration. ; Relais : étape au milieu ou au sommet d'une falaise, nécessaire lors du parcours de grandes voies o๠la progression s'effectue de relais en relais. Le premier grimpeur atteint le premier relais, est rejoint par son second, puis il atteint le second relais et ainsi de suite. ; Réversible : lors de l'ascension d'une grande voie, le premier de cordée et le second de cordée échangent leurs rà´les d'une longueur à  l'autre. ; Site (d'escalade) : lieu naturel dans lequel on peut pratiquer l'escalade, souvent pré-équipé de pitons, et entretenu par les mebmres de clubs locaux. ; Topo : plan de la falaise permettant d'y repérer les voies. ; Voie : cheminement à  suivre sur une paroi. Chaque voie a une cotation et un nom. Certaines voies comportent plusieurs longueurs (voir Relais). Chaque longueur comporte plusieurs spits distant d'1 ou 2 métres. ; Secteur : partie d'un grand site qui porte parfois le nom de la plus belle voie du secteur. ; Spit : anneau dans la paroi pour accrocher une dégaine mais pas les doigts. ; Vacher : synonime générique de fixer, attacher. Une vache est constituée d'un bout de corde attaché au baudrier et terminé par un mousqueton. Cette vache est utilisée pour s'accrocher au relais (la personne est vachée) pouvant ainsi se reposer et procéder tranquillement au passage de la corde dans le relais.

Liens externes