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François Rabelais

  


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François Rabelais (La Devinière, près de Chinon, Indre-et-Loire, vers 1483 ou 1494–Paris, 1553) était un écrivain français de la Renaissance. Rabelais est le parfait modèle des humanistes de la Renaissance, qui luttent avec enthousiasme pour renouveler, à  la lumière de la pensée antique, l'idéal philosophique et moral de leur temps.

Sommaire
1 Biographie
2 Analyse de l'Å“uvre
3 Bibliographie
4 Lien externe

Biographie

Fils d'avocat, il devient moine franciscain et reçoit une formation de théologie médiévale. Il manifeste très tà´t une curiosité humaniste : il correspond avec des humanistes célèbres, étudie le grec, s'intéresse aux auteurs antiques... Mais vers 1524, la Sorbonne interdit l'étude du grec et ses supérieurs confisquent à  Rabelais ses livres en grec. Cependant, Rabelais parvient à  trouver un protecteur, un évêque humaniste, qui lui permet d'étudier le grec. Grà¢ce à  ce protecteur, il obtient de pouvoir changer d'ordre monastique : il devient bénédictin.

Rabelais ne se plie pas facilement aux règles monacales et ne reste pas cloîtré dans son monastère. Sans autorisation, il prend l'habit de prêtre séculier. Il aura également des enfants naturels, qu'il légitimera.

Il se rend dans diverses universités, à  Paris et à  Montpellier, s'intéresse au droit puis entreprend des études de médecine, discipline en plein essor à  l'époque, portée par des médecins tels que André Vésale et Ambroise Paré. Il s'installe ensuite comme médecin à  Lyon, un des grands centres culturels français. Il enseigne également la médecine et publie des critiques philologiques de traités médicaux de l'Antiquité.

Il publie en 1532 son Pantagruel sous le pseudonyme d'Alcofribas Nasier (anagramme de François Rabelais). Après le succès de son premier livre, il publie Gargantua en 1534, toujours sous pseudonyme, précaution justifiée puisque tous ses livres seront par après condamnés par la Sorbonne. En 1546, ayant trouvé un protecteur, il se permet de signer de son nom Le Tiers Livre. Le Quart Livre est publié partiellement en 1548, puis intégralement en 1552.

Rabelais décède en 1553. Dix ans plus tard, on publie Le Cinquième Livre en le lui attribuant à  titre posthume. Néanmoins, cette attribution est mise en doute par plus d'un.

Analyse de l'Å“uvre

Sources et genèse

Rabelais, pour écrire ses premiers textes, s'inspire directement du folklore et de la tradition orale populaire. En 1532 étaient parus à  Lyon les Grandes et inévitables chroniques de l'énorme géant Gargantua, un recueil anonyme de contes populaires à  la fois épiques et comiques. Ces contes tirent eux-mêmes leurs sources dans les romans de chevalerie du Moyen à‚ge, en particulier le cycle arthurien. Ce recueil a eu un énorme succès.

Rabelais se met alors à  écrire un texte qui reprend la trame narrative des Chroniques. Il raconte l'histoire de Pantagruel, fils du Gargantua des Chroniques. Le Pantagruel est donc très marqué par ses sources populaires.

Fort du succès de son Pantagruel, Rabelais entreprit de réécrire à  sa façon l'histoire de Gargantua. S'écartant de ses sources populaires initiales, Rabelais rédige un Gargantua littérairement plus achevé et nettement plus marqué d'humanisme que le premier opus.

Thèmes

Rabelais raconte les faits et gestes de deux géants, Pantagruel et Gargantua, depuis leur naissance jusqu'à  leur maturité. Ce ne sont pas des ogres cruels, mais des géants débonnaires et gloutons.

Le gigantisme de ses personnages permet à  Rabelais de décrire des scènes de festins burlesques. L'infinie goinfrerie des géants ouvre la porte à  de nombreux épisodes comiques. Ainsi, le premier cri de Gargantua à  sa naissance est : « à€ boire ! à€ boire ! Â». Le recours aux géants permet aussi de bouleverser la perception habituelle de la réalité. Sous ces aspects, l'Å“uvre de Rabelais s'inscrit dans le style grotesque, qui appartient à  la culture populaire et carnavalesque.

Néanmoins, le thème du géant n'est pas exploité uniquement pour son comique. Il symbolise l'idéal humain de la Renaissance : il est la transposition physique de l'immense appétit intellectuel de l'homme de la Renaissance. Rabelais s'est ainsi efforcé, à  travers ses textes, de concilier culture savante et tradition populaire.

Face à  cette oscillation entre fantaisie débridée et symbolisme intellectuel, comment faut-il comprendre l'Å“uvre de Rabelais ? Les intentions de Rabelais nous restent assez énigmatiques. Dans l'Avis au lecteur du Gargantua, il dit vouloir avant tout faire rire. Puis, dans le Prologue, par une comparaison aux silèness et à  Socrate, il suggère qu'une intention sérieuse et un sens profond se cachent sous l'aspect grotesque et fantaisiste. Mais dans la seconde moitié du prologue, il critique les commentateurs qui cherchent des sens cachés dans les Å“uvres. Manifestement, Rabelais aime laisser planer l'ambiguà¯té et perturber son lecteur.

Écrivain pittoresque, il témoigne en outre d'un don prodigieux de l'invention verbale.

Bibliographie

Lien externe