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Gnosticisme

     

Le gnosticisme est un terme forgé par les Pères de l'Église pour désigner une frange hétéroclite d'hérésiarques qui apparaît dès les débuts de l'ère chrétienne ; néanmoins, il est possible que certains d'entre ces groupes ait revendiqué le terme.

Quoi qu'il en soit, on peut considérer que beaucoup pensaient que le salut provenait d'une forme de connaissance (gnosis). Connaissance de l'origine de l'homme : l'homme n'est pas de ce monde. Un faux dieu, dont la figure, pour certains gnostiques, hante l'Ancien Testament, a créé le monde pour imiter le vrai Dieu, inconnaissable et retiré. L'homme a été fait de boue ; mais le vrai Dieu, pris de pitié devant ces êtres gauches, leur a insufflé le principe de vie.

Ainsi, le désir du gnostique est d'abord de rejoindre ce Dieu inconnu ; par conséquent, il doit d'abord nier ce monde et le faux dieu qui le gouverne. Soit par la piété et l'abstinence, soit par la débauche : en effet, si ce monde est faux, il faut prouver que l'on peut tout faire sans que l'à¢me soit atteinte.

Pour ce dernier point, on ne sait si cette accusation de "débauche" provient d'une réalité constatée ou bien d'un mensonge forgé pour discréditer ; le seul témoin en la matière, Épiphane, voulait convaincre à  tout prix. La relecture de la Bible que proposent certains groupes gnostiques est intéressante : pour eux, le serpent de la Genèse était une émanation du Vrai Dieu, puisqu'il voulait donner le fruit de l'arbre de la connaissance à  l'homme, sous la coupe de l'ignorance et du faux dieu.

Les grands théologiens gnostiques ont aussi été, paradoxalement, de grandes influences pour le mouvement chrétien : ainsi Valentin, qui fut évèque à  Rome ; Marcion ; Basilide.

Quelques traités gnostiques :

En 1947, des codex entiers attribués à  la nébuleuse gnostique ont été retrouvés dans les sables de Nag Hammadi (Égypte).

Des traces de pensée gnostique se retrouvent chez les cathares, les bogomiles, les ranters, le Libre-Esprit, divers mouvements millénaristes.

Bibliographie