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Guerre d'Algérie

  

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La guerre d'Algérie ou guerre d'indépendance algérienne se déroula de 1954 à  1962 et fut de la part du FLN et des indépendantistess algériens une période de lutte contre l'État Français qui se traduisit par une guérilla, des maquis et des affrontements contre l'armée française, qui comprenait aussi des unités de supplétifs musulmans appelés Harkis. L'armée eut recours à  la torture pour endiguer les attentats, notamment pendant la bataille d'Alger. Le FLN se battit aussi contre les autres nationalistes et, pendant quelques mois entre février 1961 et juin 1962, l'OAS mena une vaine action de contre-terrorisme qui se termina en affrontement contre l'armée. Cette guerre aboutit à  l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962.

Sommaire
1 Contexte
2 Le Front de libération nationale
3 Début des hostilités
4 1955, l'état d'urgence et la mobilisation du contingent
5 1956, les pouvoirs spéciaux, le congrès de la Soummam
6 1957, la bataille d'Alger, la torture, les barrages aux frontières, affrontement FLN-MNA
7 1958, le 13 mai, l'arrivée du général de Gaulle, la « paix des braves Â», le GPRA, la bataille des frontières, le pétrole, le plan de Constantine
8 1959, le droit à  l'autodétermination, le plan Challes
9 1960, l'affaire Si Salah, les premières négociations à  Melun
10 1961, l'OAS, le putsch, les négociations à  Lugrin, arrêt des opérations offensives
11 1962, les accords d'Évian, le chaos, l'indépendance et l'exode
12
13 Voir aussi :

Contexte

Cette guerre s'inscrit dans le cadre du processus de décolonisation qui s'est déroulé après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Pour la France, cela concerna entre autres l'Algérie, l'Indochine, Madagascar, le Maroc, la Tunisie l'Afrique équatoriale française et l'Afrique occidentale française. Le cas de l'Algérie se différenciait des autres en ce sens qu'elle était une colonie de peuplement, avec un million de citoyens français (les « Pieds-Noirs Â») qui y vivaient, souvent depuis plusieurs générations. L'Algérie - sous domination française depuis 1830 - était considérée comme faisant partie du territoire national, elle était divisée, au moment de l'indépendance, en 15 départements (chefs-lieux : Alger, Batna, Bà´ne, Constantine, Médéa, Mostaganem, Oran, Orléanville, Sétif, Tiaret,Tizi Ouzou, Bougie, Saà¯da, Ouargla, Colomb-Béchar).

Cette « guerre Â» qui fut longtemps désignée sous le nom « d'événements d'Algérie Â» fut surtout, sur le plan militaire une guérilla entre une armée française assez statique et des commandos FLN très mobiles. Elle fut aussi une guerre civile, aussi meurtrière, qui vit la victoire du FLN sur ses rivaux algériens, notamment le MNA (Mouvement National Algérien).

Le Front de libération nationale

La lutte a été initiée par le Front de libération nationale ou FLN, une organisation nationaliste algérienne située en exil et en Algérie. Le FLN a commencé sa lutte en 1954, seulement deux ans avant que la France est été forcée de renoncer à  son contrà´le sur la Tunisie et le Maroc.

Début des hostilités

Tà´t le matin du 1er novembre 1954, les maquisards du FLN déclenchèrent des attaques dans diverses régions de l'Algérie contre des installations militaires, commissariats, entrepà´ts, équipements de communications, et des bà¢timents publics. Plusieurs soldats et des civils français et musulmans sont tués. Parmi les premières victimes, Guy Monnerot, un jeune instituteur à  peine arrivé de France et Hadj Sadok, caà¯d de M'chounèche, assassinés dans les Aurès. Depuis le Caire, le FLN diffuse une émission radiophonique invitant les musulmans d'Algérie à  s'associer dans une lutte nationale pour la « restauration de l'état algérien, souverain, démocratique et social, dans le cadre des principes de l'Islam Â» :
« Pour prouver notre désir réel de paix, limiter les pertes en vies humaines et les effusions de sang, nous avançons une plate-forme honorable de discussion aux autorités françaises si ces dernières reconnaissent une fois pour toutes aux peuples le droit à  disposer d'eux-mêmes.
1. La reconnaissance de la nationalité algérienne par une déclaration officielle abrogeant les édits, décrets et lois faisant de l'Algérie une terre française en déni de l'histoire, de la géographie, de la langue, de la religion et des mÅ“urs du peuple algérien.
2. L'ouverture des négociations avec les porte-parole autorisés du peuple algérien sur les bases de la reconnaissance de la souveraineté algérienne. Â»

Le ministre socialiste français de l'intérieur, François Mitterrand a alors répondu que « la seule négociation possible est la guerre Â». Ce fut aussi la réaction du premier ministre Pierre Mendès-France, qui seulement quelques mois avant avait mis un terme à  l'empire de la France en Indochine, ces positions reflètent la tonalité de la politique française pendant les cinq années à  venir. Le 12 novembre, il déclara à  l'Assemblée nationale:
« à€ la volonté criminelle de quelques hommes doit répondre une répression sans faiblesse. Qu'on n'attende de nous aucun ménagement à  l'égard de la sédition, aucun compromis avec elle. On ne transige pas lorsqu'il s'agit de défendre la paix intérieure de la Nation et l'intégrité de la République. Les départements d'Algérie font partie de la République, ils sont français depuis longtemps. Jamais la France, jamais aucun parlement, jamais aucun gouvernement ne cédera sur ce principe fondamental. L'Algérie, c'est la France et non un pays étranger que nous protégeons Â»

1955, l'état d'urgence et la mobilisation du contingent

1956, les pouvoirs spéciaux, le congrès de la Soummam

(ouzellaguen ) bejaia

1957, la bataille d'Alger, la torture, les barrages aux frontières, affrontement FLN-MNA

1958, le 13 mai, l'arrivée du général de Gaulle, la « paix des braves Â», le GPRA, la bataille des frontières, le pétrole, le plan de Constantine

1959, le droit à  l'autodétermination, le plan Challes

1960, l'affaire Si Salah, les premières négociations à  Melun

1961, l'OAS, le putsch, les négociations à  Lugrin, arrêt des opérations offensives

1962, les accords d'Évian, le chaos, l'indépendance et l'exode

Voir aussi :