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Histoire de l'athéisme

Bien que l'on considère souvent l'athéisme comme un phénomène moderne, l' histoire de l'athéisme remonte a l'Antiquité.

Sommaire
1 Conditions de développement de L'athéisme
2 les philosophes abdéritains
3 L'athéisme dissident
4 Climat du tournant du XVIIe XVIIIe siècle
5 Lire aussi

Conditions de développement de L'athéisme

L'athéisme est une position critique de la religion. Il n'y a pas de religion sans athéisme de celle-ci et, réciproquement, l'athéisme ne saurait exister sans religion. Si l'on se reporte à  l'article religion, on peut y lire que la religion peut être considérée comme la sécrétion d'une société pour légitimer sa façon de vivre.

à€ partir du moment o๠le territoire de la religion n'est plus identique au territoire de la société qui lui a donné naissance, un espace est dégagé pour en penser la critique. On comprend donc que l'espace de la libre pensée est d'abord la critique d'un pouvoir théocratique que celui-ci s'exerce :

Ainsi et par exemple, rares sont les athées qui nieront l'existence de la « nature Â». Par contre, ils nieront qu'on puisse lui accorder un statut divin, comme le faisant Baruch Spinoza (« Deus, sive Natura Â» : « Dieu, autrement dit la Nature Â»), ce qui implique une conception de la divinité différente. De même, il faut prendre garde à  confondre la négation d'une certaine conception de Dieu avec la réfutation de tout Dieu, voir par exemple :

« Je n'ai pas une assez haute idée de l'humanité en général et de moi-même en particulier pour imaginer qu'un Dieu ait pu nous créer. Cela ferait une bien grande cause, pour un si petit effet ! Trop de médiocrité partout, trop de bassesse, trop de misère, et trop peu de grandeur Â», Pascal (philosophe catholique)
« Comment un Dieu aurait-il pu vouloir cela ? Croire en Dieu ce serait péché d'orgueil ; l'athéisme est une forme d'humilité. C'est se prendre pour un animal, comme nous sommes en effet, et nous laisser la charge de devenir humains. Â», André Comte-Sponville, Pensées sur l'athéisme (1999)

De ce fait l'espace de l'athéisme est considéré par certains comme flou ; il englobe des choses différentes, telles que : C'est toujours le croyant qui assigne le paà¯en, l'incrédule, l'hérétique, l'apostat, le marrane, l'incrédule, l'infidèle, l'agnostique et l'athée. Aujourd'hui, la situation est plus contrastée :la démocratie donne à  l'athée la possibilité de se revendiquer comme tel, et de prendre à  partie ceux qu'il considère comme des fanatiques, fondamentalistes, obscurantistes, naà¯fs, charlatans, etc. Cependant, certains considèrent qu'il ne s'est pas nommé lui-même.

les philosophes abdéritains

Considèrent que, si les dieux existent, ils ne s'occupent pas des hommes et que, de ce fait, il est inutile de s'occuper d'eux : "Sur les dieux, je ne peux rien dire, ni qu'ils soient, ni qu'ils ne soient pas : bien des choses empêchent de le savoir, d'abord l'obscurité de la question, ensuite la brièveté de la vie humaine. Sur les Dieux, Protagoras.

L'athéisme dissident

Dans l'Antiquité tardive, les pamphlétaires désignait comme impies (équivalent de athée) les juifs et leur dieu invisible, sans incarnation, partout et nulle part à  la fois quoique le judaà¯sme fut religio licita (religion autorisée) et l'État désignait comme athées les chrétiens qui refusaient le service militaires et ne sacrifiaient pas aux dieux de la cité.

Voir Relations de la religion romaine aux autres religions

Climat du tournant du XVIIe XVIIIe siècle

Les libertins du XVIIe puis du XVIIIe siècle relevaient de plusieurs dissidences :

  1. sur la morale répressive issue de la religion catholique,
  2. sur la façon de penser les dieux (le dieux des chrétiens en particulier),

Les traces de la Révocation de l'édit de Nantes durèrent longtemps malgré une petite éclaircie sous la Régence. La religion prétendait fonder la morale. Pierre Bayle constate que les guerres de religion ont été menées et les massacres ont été commis par les croyants. Il en conclut que la foi ne garantit ni la moralité ni l'humanité. Comment peut-on prétendre à  une équivalence entre la foi et la morale ? Cette question sera creusée durant tout le XVIIIe siècle.

Les libertins du XVIIe siècle pratiquaient la double vérité publiant des livres avouables et tenant, entre amis, dans les salons, des conversations sans traces autres que celles de la correspondance, face à  une monarchie de droit divin qui ne pouvait se priver de son meilleur allié : le christianisme. Il est donc difficile de savoir si l'apparente foi de certains penseurs de l'époque n'était dictée uniquement par la peur de la répression.

La censure s'exerçait donc sur tout le domaine philosophique qui comportait aussi bien des ouvrages de science naturelle, que de politique ou de théologie.

Eurent à  faire avec la censure, les Å“uvres suivantes :

La censure entendait donc par philosophie tout qui couvre le domaine du tabou et de l'interdit. On publiait donc aux Pays-Bas et l'on résidait en Suisse.

Les Libertins

Dans le désordre :

Pendant 40 ans, Meslier mène une vie pieuse auprès de ses paroissiens mais soutient le petit peuple contre les seigneurs. Un peu avant sa mort, il écrit ses mémoires. Tout ce qu'il pense de la religion et du système social : un curé révolutionnaire et athée. Il lie la religion le sacré à  la politique l'exploitation de l'ignorance des gens.

Ses mémoires sont l'envers du prêche. Elles se répartissent en 86 sections sur plus de 1000 pages écrites pour ses paroissiens. Elles ne furent rééditées que dans les années 1970 mais les paroissiens de Meslier ne purent les lire. Jean Meslier écrit aux prêtres alentour de son village pour justifier son athéisme. Il est enterré sans sépulture chrétienne. Ses écrits sont trop forts pour le XVIIIe siècle : Voltaire le tronque pour l'éditer, ne gardant que les aspects déistes.

« Je te défie toi-même de croire au dieu que tu me prêches car tu ne peux ni le trouver ni le définir. Â» Il présente le rapport à  la mort dans le libertinage érudit. (
1783. A l'époque, on croyait que le philosophe, au moment de sa mort, se repentait pour sauver son à¢me (une théologie de la peur). Chez Sade, le prêtre censé assister l'athée qu'il met en scène se convertit à  l'athéisme tandis que 6 femmes le convertissent au plaisir.

Dissidents religieux

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