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Immortalité

Fait d'échapper à  la mort.

  1. REDIRECT

Sommaire
1 Chronologie inverse
2 Vision moderne
3 L'immortalité dans la littérature

Chronologie inverse

Il est difficile de savoir quand ce concept est apparu. Nous allons essayer ici de remonter progressivement le temps.

Le Symbole de Nicée (premier Credo, établi par le concile de Nicée en 325 - il y aura des patchs ensuite) mentionne "Je crois à  la résurrection de la chair". C'est là  quelque chose de nouveau par rapport à  la religion gréco-romaine o๠on pouvait tout au plus espérer une existence posthume chez Pluton (Hadès), mais celui-ci ne laissait en principe aucun membre de ses effectifs revenir sur Terre. Seuls avaient le droit de le faire ses visiteurs occasionnels (Orphée, Télémaque), et bien entendu, six mois par an, son épouse Proserpine (Perséphone).

à€ la même époque, si l'on en croit le philologue Renan, la majorité du peuple juif adore le Dieu de ses pères sans espérer la moindre récompense dans l'au-delà , ni même l' existence d'un au-delà . Il n'est certes pas interdit d'y croire, ni même à  la résurrection physique (vision d'Ezéchiel), mais la religion ne se prononce pas à  ce sujet. L'Ecclésiaste, par exemple, déclare tout net que les morts ne voient rien et ne sentent rien.

Au IVème siècle avant JC, Platon rédige ses propos sur l'immortalité de l'à¢me.

Les briques ayant servi à  construire la tour de Babel (Etamenanki) - en fait une ziggourat - aux VIème siècle avant JC l'inscription suivante, qui était gravée dans leur moule :

"J'ai, Napopolassar, fils de Nabuchodonosor, fait ériger cette tour en hommage au dieu Mardouk. Seigneur Mardouk, accorde-nous la vie éternelle"

A qui correspond ce "nous" ? S'agit-il de l'ensemble des Babyloniens, des seuls bà¢tisseurs, ou de Nabopolassar et de ses proches ? Dans le premier cas, il s'agirait d'un des témoignages les plus anciens d'une conception de l'immortalité pour tous.

En effet, avant cette époque, l'Egypte des pharaons avait déjà  depuis longtemps son Osiris, pesant le bien et le mal de la vie du mort pour déterminer o๠l'orienter, mais nous n'avons pas d'élement permettant d'affirmer que cette immortalité était promise à  la totalité de la population. (à  vérifier)

Plus loin encore, les hommes de Cro-magnon et même de Neandertal enterraient leurs morts avec des fleurs ou des outils, mais là  encore rien ne permet de déterminer si c'était parce qu'ils pensaient que cela leur serait utile dans un au-delà  (hypothèse qui revient à  les prendre pour des naà¯fs : il avait bien dà» arriver qu'une tombe soit rouverte, et il était facile de constater que les armes n'avaient pas bougé; or, ne l'oublions pas, le cerveau de l'homme de Cro-Magnon, en termes de puissance brute, c'est le nà´tre : nous sommes des Sapiens sapiens exactement au même titre que lui). Il peut plus simplement s'être agi de marques posthumes d'affection au même titre que nous fleurissons les tombes de nos morts.

Vision moderne

Nous n'entendons pas par moderne le fait que les visions des religions soient archaà¯ques : même si plusieurs ont disparu dans le passé avec les civilisations qui les avaient adopté, toutes celles qui survivent se considèrent comme intemporelles. Ce terme précise simplement que ces autres visions sont apparues plus récemment, ce qui ne constitue pas un jugement de valeur.

Rostand : La fleur ou la chaise

Le biologiste Jean Rostand déclare dans une interview que "nous ne savons pas si l'homme est une fleur ou une chaise" et s'explique de ce propos provocateur : la chaise est potentiellement éternelle dès lors qu'elle est traitée avec soin et réparée régulièrement. La fleur, au contraire, porte déjà  en elle le programme de sa propre destruction. Dans les deux cas, les hommes peuvent espérer découvrir un jour l'immortalité physique : un entretien, c'est en général affaire de technique et de discipline; un programme, ça peut sans doute s'altérer au niveau du gène. Mais, pour Rostand, le plus urgent est d'y voir plus clair afin de savoir dans laquelle des deux directions travailler.

Au soir de sa vie, Rostand se dira persuadé que "si l'on avait consacré aux recherches en biologie toutes les sommes consacrées aux budgets militaires de tous les pays, la question de l'immortalité ou au moins de la jouvence éternelle serait déjà  réglée".

Limite de Hayflick. Les télomères

En 1961, le biologiste Hayflick découvre que certaines cellules spécialisées ne semblent pouvoir se diviser qu'environ 50 fois successives. Mieux : si on les laisse se diviser 30 fois, puis qu'on les met ensuite au repos pendant un temps élevé, une reprise des reproductions les limitera à  20 divisions successives : ces cellules semblent donc posséder une sorte de compte à  rebours interne. Ses pairs lui donnent le nom de limite de Hayflick. On découvrira par la suite que cette limite est due à  une reproduction incomplète des extrémités du brin d'ADN (télomères). Or cette reproduction n'est pas incomplète en ce qui concerne les cellules sexuelles. On finit par découvrir des agents inhibant ces télémérases. Toutefois, en rendant des cellules immortelles, il faut prendre garde à  ne pas en faire des cellules cancéreuses (voir Henrietta Laks). Par ailleurs se pose le problème de traiter la totalité des cellules d'un organisme vivant.

Ettinger : la salle d'attente cryologique

En 1964, Robert Ettinger publie son livre L'homme est-il immortel ?.

Ce livre contient quatorze expériences de pensée sur le thème de l'identité.

Gamow et Hofstadter : qu'est-ce que le "moi" ?

La thèse de Bruno Marchal (CPC)

http://iridia.ulb.ac.be/~marchal/lillethesis/these/

Kurzweil et le rêve d'immortalité par l'IA

http://www.kurzweilai.net/index.html?flash=2

L'immortalité dans la littérature

(à  classer par ordre chronologique quand les dates seront identifiées)