Accueil |

Jeu de go

             

Le jeu de go est un très ancien, le plus ancien connu à  ce jour. Il fut inventé en Chine environ 2000 ans avant Jésus-Christ. De nos jours, on y joue essentiellement en Chine (o๠il est appelé 圍棋 pinyin : wéiqà­, Wade-Giles : wei-ch'i), Corée (o๠son nom est 바둑 baduk ou paduk) et au Japon (o๠il se nomme go, ou igo), bien que sa popularité ait constamment augmenté dans le reste du monde au cours des dernières décennies.

Un proverbe de Go dit qu'on n'a jamais joué deux fois la même partie de Go. Cela pourrait bien être vrai: sur un goban de 19 intersections par 19, il y a environ 4.63à—10170 positions possibles. Les niveaux au go s'échelonnent de 30e kyu (débutant) à  1er kyu puis de 1er dan à  9ème dan. Le 30e kyu étant une valeur indicative, il n'y a théoriquement pas de limite inférieure.

Sommaire
1 Règles simplifiées
2 Règles détaillées
3 Modalités de jeu
4 Le Ko
5 Le suicide
6 Fin du jeu
7 Handicaps et Komi
8 Liens externes
9 Voir aussi

Règles simplifiées

Les règles du Go sont simples et élégantes. On peut les résumer comme suit :

En pratique, on utilise généralement des variantes de ces règles. Ces variantes, qui sont présentées ci-dessous ne changent pas le caractère du jeu.

Règles détaillées

Le matériel

Le plateau (goban en japonais) est une grille de 19 par 19 lignes formant 361 intersections. Les débutants jouent souvent sur des goban plus petits de 13x13 ou 9x9, sans autre aménagement des règles du jeu.

Les pierres (go-ishi en japonais) sont réparties en deux ensembles supposés infinis, mais qui en pratique sont au nombre de 181 pierres noires et 180 pierres blanches.

En général, on met les pierres dans des bols (go-ke en japonais), un par joueur. Le couvercle du bol est bien commode pour ranger les pierre capturées pendant la partie.

Modalités de jeu

Le Go se joue à  deux joueurs. Un joueur utilise les pierres blanches et l'autre les noires. Au début de la partie le goban est vide. C'est le joueur noir qui commence la partie lorsque l'on joue sans handicap (voir plus bas pour les explications concernant le jeu à  handicap).

Les joueurs jouent des coups alternativement. Jouer un coup, c'est poser une pierre de sa couleur sur une intersection libre du goban (y compris les intersections qui se trouvent sur les bords ou dans les coins de la grille). Une fois une pierre placée sur le goban, elle ne change plus de place, à  moins qu'elle ne soit capturée. Un joueur peut aussi passer son tour ou abandonner la partie lorsque c'est son tour.

Les pierres de même couleur qui sont directement adjacentes (en suivant les lignes de la grille) sont dites connectées et forment un groupe. On appelle libertés les intersections vides immédiatement adjacentes à  un groupe. Quand une pierre ou un groupe de pierre n'a plus de libertés, il est capturé. On enlève alors le groupe complet du goban et on l'ajoute au tas de prisonniers du camp adverse.

Le Ko

Pour éviter qu'une situation ne se répète à  l'infini, la règle du ko (un mot Japonais signifiant éternité) interdit de jouer un coup qui ramènerait le jeu dans une position déjà  vue dans le courant de la partie. En pratique, la règle s'applique le plus souvent quand une pierre vient juste d'être capturée et que la pierre qui l'a capturée n'a qu'une seule liberté. Si le coup consistant à  capturer cette pierre ramène à  une situation de jeu passée, il s'agit d'un ko et le coup est illégal. Le joueur doit donc jouer ailleurs, ce qui crée un changement sur le goban. Ainsi, si l'autre joueur ne comble pas le ko, la capture devient à  nouveau licite.

Le Ko a donc pour effet de rendre une situation locale (au voisinage du ko) fortement dépendante de la situation sur le reste du goban. Les deux joueurs, s'ils veulent gagner le ko, sont en effet amenés à  jouer des coups forçants ailleurs sur le goban, jusqu'à  ce que l'un des deux joueurs décide d'ignorer une menace ailleurs sur le goban pour pouvoir gagner la bataille de ko.

Le suicide

Lorsqu'on joue une pierre, on regarde d'abord les libertés des groupes adverses à  son voisinage. Si certains d'entre eux n'ont plus de libertés, on les enlève et on les compte comme prisonniers. Si aucun groupe adverse n'a ainsi été capturé, on étudie les libertés du groupe auquel appartient désormais la pierre qui vient d'être posée (éventuellement, elle seule). Si ce groupe n'a pas de libertés, c'est que le coup est un suicide et qu'il est donc interdit.

Fin du jeu

Si les deux joueurs passent leur tour, le jeu se finit. Les pierres mortes (celles qui restent sur le goban sans pouvoir éviter la capture) sont alors retirées comme si elles avaient été capturées. La plupart des règles stipulent que les disputes sur le statut (vivant/mort) des groupes peuvent être résolues en continuant à  jouer jusqu'à  ce que les joueurs soient d'accord. Les règles japonaises ont cependant une longue liste de précédents qui se réfèrent à  des parties de tournois. Ceci reste anecdotique pour la plupart des joueurs.

Après l'enlèvement des pierres mortes, on compte les points afin de déterminer le gagnant, c'est-à -dire celui qui occupe la plus grande partie du goban. Il y a deux méthodes pour cela. Avec la méthode japonaise, dite « de territoire Â», chaque joueur compte le nombre d'intersections qu'il a entouré, et enlève le nombre de pierres qui lui ont été capturées (on peut faire cela facilement en plaçant les prisonniers sur les intersections afin de réduire le score). Avec la méthode chinoise, dite « de surface Â», les prisonniers ne comptent pas, par contre, on compte toutes les intersections controlées par un joueur -- c'est-à -dire tous les points o๠il a placé une pierre ou qui sont complètement entourés par ses pierres.

Quelle que soit la méthode de comptage utilisée, celui qui a le plus de points gagne. Normalement les méthodes japonaise et chinoise donnent le même gagnant.

Handicaps et Komi

Pour permettre à  des joueurs de niveaux différents de s'affronter on peut accorder un avantage au joueur le plus faible. Ce dernier, qui joue avec noir, peut bénéficier de pierres posées sur le goban avant que la partie ne commence.

Les pierres de handicap

Les pierres d'avance accordées au joueur le plus faibles sont usuellement positionnées à  des intersections déterminées par conventions : les hoshi. Sur un goban 19x19, il s'agit des 9 points suivants :

Noir peut ainsi poser de 2 à  9 pierres de handicap suivant le niveau relatif des deux joueurs. Si la différence de niveau n'est que d'une pierre, noir joue le premier, ce qui constitue une léger avantage qui devrait lui permettre de gagner de 5 à  6 points.

Le Komi

Quand deux joueurs de même force s'affrontent, celui qui joue le premier bénéficie d'un avantage systématique comme on l'a vu plus haut. Pendant des siècles, on a joué au Go sans compenser ce déséquilibre. Puis on a évalué à  5 points et demi cet avantage de noir, et blanc s'est donc vu attribuer autant de points supplémentaires dans les parties à  égalité. C'est cette compensation qu'on appelle le komi.

Depuis quelques années, la tendance est à  l'augmentation de ce komi. Il est passé à  6 points et demi en Corée et au Japon, et à  7 points et demi en Chine.

Liens externes

Sites

Jouer sur Internet

Logiciels de jeu de Go

gnugo, le jeu de Go du GNU
cgoban, un client graphique permettant d'acceder au reseau KGS.
cgoben, un client graphique pour gnugo
JeudeGo Teacher, un CD-rom d'initiation
glGo, un client graphique pour gnugo ainsi qu'un client pour le reseau IGS.

Voir aussi