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Johannes Kepler

               

Johannes Kepler (ou Keppler), est né le 27 décembre 1571 à  Weil-der-Stadt, près de Stuttgart (Allemagne) et mort le 15 novembre 1630 à  Ratisbonne, est un astronome célèbre pour avoir étudié et confirmé l'hypothèse héliocentrique (la Terre tourne autour du Soleil) de Nicolas Copernic. Il va laisser ses trois lois pour décrire les orbites des planètes. Notons que s'il avait vu juste, il expliquait les mouvements des planètes non pas par la gravité mais par le magnétisme.

Sommaire
1 Ses études
2 Ses travaux
3 Kepler et l'astrologie
4 Sa vie familiale et sa mort
5 Publications
6 Voir aussi
7 Liens externes

Ses études

La famille Kepler était de religion protestante luthérienne. Son père, Heinrich Kepler était mercenaire dans l'armée du Duc de Wà¼rttemberg. Sa mère, Catherine, sera plus tard accusée de sorcellerie. De 1574 à  1576, il vécu avec son petit frère Heinrich chez ses grand-parents alors que son père était en campagne, accompagné de sa mère. à€ l'à¢ge de trois ans, il est atteint de la petite vérole. Il s'en tirera avec une vue sévèrement affaiblie. Il gardera toute sa vie une santé fragile.

Au retour de ses parents, il entra à  l'école latine à  Léonberg, puis en 1584, au séminaire protestant d'Adelberg. Il y obtient son diplà´me puis entre en 1589 à  l'université de Trà¼bingen. Là , il commence par étudier la théologie et les sciences humaines. Il y poursuit ses études après obtention d'une maîtrise en 1591. Son professeur de mathématiques, l'astronomes Michael Maestlin, lui enseigna le système héliocentrique de Copernic qu'il réservait aux meilleurs étudiants. Les autres devaient alors se contenter du système géocentrique de Ptolémée, qui place la Terre au centre du monde. Kepler deviendra ainsi copernicien convaincu.

Ses travaux

Alors que Kepler projetait de devenir ministre luthérien, l'école protestante de Graz demande un professeur de mathématiques. Il abandonne alors ses études en théologie pour prendre le poste, tout en gardant contact avec Maestlin. En même temps, il se convertira au calvinisme. Il publia des almanachs avec des prédictions astrologiques, bien qu'il refusa certains préceptes de l'astrologie. à€ l'époque, la distinction entre science et croyance n'était pas encore clairement établie et le mouvement des astres, encore assez méconnu, était gouverné par des lois divines.

Mysterium Cosmographicum

En 1596, il publie son premier ouvrage, Mysterium Cosmographicum, fruit de ses premières recherches sur la structure de l'Univers. Dans ce livre, il décrit sa théorie des polyèdres réguliers et leur relation avec les distances des planètes au Soleil. Il remarqua que dans les six sphères représentant les orbites des six planètes connues à  l'époque (de Mercure à  Saturne) pouvaient être contenus les cinq solides de Platon. Les solides de Platon étant des polyèdres réguliers, il étaient parfais et s'accordaient bien avec la création divine. La sphère étant le sixième solide parfais nécessaire à  son modèle, elle correspondait au paradis. Les cinq premiers objets à  faces régulières représentaient la dynamique de l'Univers (le mouvement des planètes). Le nombre de ces solides permettait d'ailleurs d'expliquer le nombre des planètes. Chacun d'eux était circonscrit dans une sphère, elle même circonscrite dans le polyèdre suivant, lui-même circonscrit dans une sphère, etc. Ainsi à  Saturne était associé le cube, à  Jupiter le tétraèdre, à  Mars le dodécaèdre, à  Venus l'isocaèdre et à  mercure l'octaèdre. La Terre, que Dieu avait choisi pour refléter son image, marquait la séparation de deux groupes de ces solides.

Cette théorie qui nous parait complètement fantaisiste aujourd'hui, a permis à  Kepler d'entrer en contact avec ses contemporains Tycho Brahé et Galilée avec qui il entretiendra une correspondance.

Le calcul de l'orbite de Mars

Poursuivi pour ses convictions religieuses et ses idées coperniciennes, il doit quitter Graz en 1600. Il se réfugie à  Prague, invité par l'astronome danois Tycho Brahé pour y devenir son assistant avec qui il aura des relations houleuses. Celui-ci, ne croyant pas à  l'héliocentrisme de Copernic, lui demandera de calculer l'orbite de Mars pour laquelle il avait remarqué une excentricité dans sa trajectoire, considérée comme une anomalie à  une époque o๠l'on pensait encore que les planètes décrivaient des cercles, figure parfaite. Pensant accomplir sa tà¢che en quelques semaines, il ne lui faudra pas moins de six ans pour achever son travail. C'est durant ce travail qu'il découvrira les deux premières des trois lois fondamentales : les planètes décrivent des trajectoires elliptiques dont le Soleil est un foyer et elles parcourent des aires égales pendant des intervalles de temps égaux. Elles seront publiées dans Astronomia Nova en 1609, o๠il sera le premier à  émettre l'hypothèse d'une rotation du Soleil sur son axe.

à€ la mort de Tycho Brahé en 1601, il fut désigné comme mathématicien impérial à  la cour de Rodolphe II. Il gardera ce statut jusqu'en 1612.

Ses autres travaux

En 1604, il publia Astronomia pars Optica dans lequel il explique quelques principes fondamentaux de l'optique moderne comme la réfraction et sur la nature de la vision. Suite à  l'observation d'une supernova cette même année, il écrira deux ans plus tard De Stella nova in pede serpentarii.

En 1610, il pris connaissances de la découverte de quatre satellites autour de Jupiter grà¢ce aux observations de Galilée avec son télescope et écrivit une lettre de soutient publiée sous le titre de Dissertio cum Nuncio Sidero (Conversation avec le messager des étoiles) puis après avoir lui-même observé ces satellites, il publia ses observations dans Narratio de Observatis Quatuor Jovis Satellibus.

L'invention récente du télescope enthousiasma beaucoup Kepler qui en 1611 écrira un second ouvrage d'optique, Dioptrice, dans lequel il explique comment fonctionne un télescope.

L'année 1613 est marquée par la publication d'un travail sur la chronologie et l'année de naissance du Christ. D'abord en allemand, puis en latin l'année suivante (De Vero Anno quo Aeternus Dei Filius Humanam Naturam in Utero Benedictae Virginis Mariae Assumpsit). Il y démontrera que le calendrier chrétien comportait une erreur de cinq ans et sera ainsi le premier à  revoir la date de naissance du Christ, en l'an -4.

Entre 1617 et 1621, il écrit Epitome Astronomiae Copernicae, une introduction à  l'astronomie copernicienne. En 1619, il publia Harmonice Mundi dans lequel il énonce sa troisième loi fondamentale reliant la période de révolution d'une planète et la longueur du grand axe de sa trajectoire elliptique, fondée sur une théorie sur l'harmonie musicale.

Il construira une table de logarithmes, publié en 1624 dans Chilias logarithmorum à  Marburg, en améliorant la méthode de calcul. Bien qu'achevées depuis un moment déjà , il publia à  Ulm ses tables rudolphines (Tabulae Rudolphinae) en hommage à  Rodolphe II. Ces tables de positions planétaires étaient fondées sur les observations de Tycho Brahé et de ses propres travaux sur la mécanique céleste.

Kepler et l'astrologie

Kepler était persuadé que l'astrologie pouvait devenir une science au même titre que la physique ou les mathématiques. Il était convaincu que les positions des planètes affectaient les humains et influencait la météo terrestre. Pour lui, astronomie et astrologie étaient liées. C'est ainsi qu'il essayera de poser des bases scientifiques à  l'astrologie en faisant intervenir des principes physiques.

La publication de ses horoscopes et ses prédictions, qui se réalisaient, lui fit une bonne renommée. En 1595 il prédit un soulèvement de la population, une invasion turque ainsi qu'une période de grand froid. à€ la cour de Rodolphe II, Il expliqua au souverain les horoscopes de l'empereur Auguste et de Mahomet. Il publia deux écrits sur l'astrologie, De fundamentis astrologiae en 1601 et Astrologicus en 1620.

Sa vie familiale et sa mort

Kepler fut marié deux fois. Un premier mariage d'intérêt le 27 avril 1597 avec Barbara Mà¼hleck qu'il verra mourir en 1612, ainsi que deux des cinq enfants qu'ils auront eu ensemble ,à¢gés d'un et deux mois à  peine. Un autre de ses fils mouru à  l'à¢ge de six ans. Seuls sa fille Susanne et son fils Ludwig survivront. Puis à  Linz l'année suivante, il épousera Susanne Reuttinger avec qui il aura sept enfants dont trois décéderont très tà´t.

Il meurt à  Ratisbonne lors d'un voyage, à  l'à¢ge de 59 ans, suite à  une maladie. En 1632, durant la guerre de trente ans, l'armée suédoise détruisit sa tombe et ses travaux ont été perdus jusqu'en 1773. Récupérés par Catherine de Russie, ils se trouvent à  l'Observatoire de Pulkovo.

Quatre après sa mort est publié Somnium, un texte de science-fiction relatant d'un voyage de la Terre à  la Lune qu'il avait écrit peu avant sa mort.

Publications

Voir aussi

Liens externes