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Lexique SFX

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Cette page liste les principaux termes techniques utilisés pour décrire les effets spéciaux utilisés dans la réalisation de films.

Lorsque l'on filme un écran de télévision ou d'ordinateur avec une caméra, il apparaît sur l'écran de la TV un balayage qui le traverse régulièrement. Ceci est dà» au fait que la caméra n'est pas synchronisée avec l'écran. C'est encore plus visible si l'on filme avec une caméra à  film chimique car elle tourne normalement à  24 images par seconde alors que les écrans de télé sont à  25 ou 30 images/seconde (voire plus pour les écrans d'ordinateurs). Il faut alors utiliser des écrans ayant une électronique spéciale et qui vont fonctionner à  24 images par seconde, et de manière synchrone avec la caméra, de façon à  éliminer cet effet indésirable.

L'accéléré est obtenu en enregistrant les images d'un film à  une vitesse inférieure à  la vitesse de projection. Par exemple, au cinéma, la cadence est de 24 images par seconde. Si l'on filme un plan à  12 images par seconde, lors de la projection les mouvements contenu dans ce plan sembleront aller 2 fois plus vite. On l'utilise couramment pour accélérer un lever ou coucher de soleil. On l'utilise aussi pour accélérer des poursuites de véhicules mais c'est souvent assez voyant et doit donc être utilisé avec parcimonie (Voir Ralenti).

Système optique (type prisme) que l'on place devant la caméra et devant le projecteur et qui comprime puis décomprime l'image dans le sens horizontal. Ce procédé permet d'enregistrer une image très large sur une pellicule de taille normale. C'est le procédé à  la base du Cinémascope par exemple.

Créatures réalisées en général avec une peau en latex et des mécanismes internes permettant de lui donner une apparence de vie. Il s'agit souvent de simples cà¢bles qui sont actionnés à  distance par des opérateurs, pour réaliser une action simple. Les modèles les plus sophistiqués disposent de servomoteurs radiocommandés. Les mouvements les plus complexes peuvent être enregistrés par un ordinateur et rejoués à  volonté.

La balance des blancs permet, sur une caméra vidéo, de régler la couleur dominante en fonction de l'éclairage anbiant (on parle de la température de la couleur). On réalise ce réglage en présentant devant la caméra une surface que l'on sait être blanche. L'électronique de la caméra peut alors modifier les réglages internes de l'appareil pour que cette surface apparaisse blanche lors de l'enregistrement. Il faut bien sà»r refaire cette opération chaque fois que l'on change de conditions d'éclairage. On peut aussi délibérément tromper le camescope en lui présentant une surface non blanche. Ainsi, certaines personnes font la balances des blancs sur la peau de leur main pour obtenir des tons plus doux.

Banc optique avec une caméra fixée au-dessus d'un plan de travail qui permet de réaliser les titres des films. De plus en plus, le banc-titre tend à  être remplacé par des ordinateurs qui permettent des traitements plus complexes sans perte de qualité. (voir aussi Truca).

C'est une bande son qui ne contient que les bruits et la musique du film. Elle permet d'ajouter ensuite facilement les voix des acteurs pour le doublage des films à  l'étranger.

Assistant en chef du Gaffer (perchiste).

Consiste à  agrandir le format d'un film, par exemple en le passant du 16mm au 35mm via un appareil optique.

Fond bleu sur lequel on filme des acteurs ou objets. Ce fond bleu sera ensuite remplacé par une image ou un film (Voir Chroma Key). Avec l'utilisation de la vidéo, les fonds bleu sont souvent remplacé par des fonds verts.

Il s'agit d'un problème lié à  l'utilisation de principe de l'écran bleu (Voir Blue screen). Si la couleur de l'écran (par exemple le bleu) se reflète sur la silhouette de l'acteur qui se trouve devant ce fond, il va se créer une tache bleue. Lorsqu'on remplace la couleur bleue par un fond, la tache risque de créer un "trou" (dans lequel on verra le fond) dans la silhouette de l'acteur.

Le système du cache/contre-cache permet de n'exposer qu'une partie de la pellicule à  la lumière en plaçant un cache devant l'objectif de la caméra. On rembobine le film et l'on peut tourner une nouvelle fois la scène avec le cache contraire (contre-cache). On peut ainsi avoir sur la même image des portions tournées séparément. Cela demande en général une caméra parfaitement fixe. Cela permet de réaliser des trucages comme l'apparition d'un comédien en plusieurs exemplaires pour un rà´le de jumeau par exemple. Ce système a été aujourd'hui abandonné au profit des caches numériques qui permettent une liberté d'action beaucoup plus grande. Voir Incrustation.

Procédé qui consiste à  remplacer une couleur de l'image par une autre image. Il s'agit souvent d'un fond bleu ou vert qui est remplacé par une image fixe ou mobile (Voir Blue screen et Incrustation).

Il s'agit une sorte d'aquarium rempli d'eau et dans lequel on verse différents produits, comme du lait, pour créer des formes nuageuses qui pourront ensuite être placées sur des plans pour simuler la formation d'un orage, etc.

Procédé qui consiste à  manipuler les élements d'un film filmés séparéments (premier plan, second plan, arrière plans) grà¢ce à  un ordinateur pour créer des images virtuelles. Remplace beaucoup d'anciens procédés de trucages optiques en offrant une meilleure qualité finale et des possibilités nouvelles.

Forme le fond du décor dans un studio. C'est souvent une très grand panneau en toile sur lequel à  été peint un paysage, une rue, etc. C'est un principe directement repris des techniques de création des décors de théà¢tre. Il peut aussi s'agir d'une maquette. On y utilise souvent le principe de la Perspective forcée.

Chariot à  roues sur lequel est placé un bras o๠l'on fixe la caméra. Un technicien peut alors pousser ce chariot dans différentes directions pour permettre un mouvement de caméra.

Technique qui consiste à  filmer des maquettes qui sont censées se trouver sous l'eau (par exemple un sous-marin) à  l'air libre avec des éclairages bleus et de la fumée pour recréer la sensation que l'objet est sous l'eau à  grande profondeur.

Nommé d'après John Dykstra, l'un des créateurs des effets spéciaux de La Guerre des étoiles (1977) de George Lucas. Cette technique, inventée par John Dykstra et Al Miller, est une extension du Motion control o๠la caméra ainsi que la maquette sont en mouvement, les deux étant contrà´lés par un ordinateur de manière à  générer des mouvements complexes.

Terme inventé par Ray Harryhausen, pour désigner le mélange de scènes avec acteurs et d'animation images par images. Cette technique, développée sur des films comme King Kong (1933), fut portée à  son sommet par Harryhausen et lui permit de réaliser des scènes incroyables pour l'époque comme celle des squelettes du Septième voyage de Sinbad (1958) de Nathan Juran. Les acteurs étaient filmés dans un décor réel et faisaient semblant d'être face à  des créatures ou des monstres, par exemple en donnant des coups d'épée dans le vide. Ensuite, en studio, Harryhausen projetait cette scène image par image sur un écran par rétroprojection. Devant cet écran, il reproduisait en miniature une partie du décor réel, notamment le sol. Sur ce décor, il animait image par image ses créatures pour qu'elles semblent interagir avec les acteurs. Le tout étant refilmé image par image par une caméra. Cette technique longue et laborieuse est aujourd'hui remplacée par l'animation 3D sur ordinateur.

Permet de filmer des images créées ou manipulées sur ordinateur pour les transférer sur pellicule. De plus en plus, ce système va être remplacé par l'utilisation de projecteurs numérique dans les salles.

Miroir en partie dépoli de manière à  permettre le mélange de deux images à  50 pour cent en direct devant la caméra. Est aujourd'hui remplacé par le Compositing.

Scène qui dans la chronologie du film se passe avant l'action actuelle, dans le passé. Permet par exemple de revenir en arrière sur des évènements du passé ou sur des souvenirs du personnage. Un film est entièrement basé sur ce procédé, c'est Memento (2000) de Christopher Nolan (Voir aussi Flash forward).

Scène qui dans la chronologie du film se passe après l'action actuelle, dans le futur. Beaucoup plus rarement utilisé que le flash back, permet par exemple de montrer des prémonitions du personnage (dans les films d'horreur notamment). (Voir aussi Flash back).

Consiste à  répéter une même image pendant un certain temps ce qui donne l'impression que l'image s'est figée.

Responsable de l'appareillage électrique et de l'éclairage lors d'un tournage.

Élimination d'une partie de l'image dont on ne veut pas, par exemple parce qu'on y voit un élément de tournage : micro, eclairage, etc.

Les images filmées sur pellicule chimique ont un grain, c'est-à -dire que si l'on agrandit l'image, on voit apparaître des variations dans les couleurs dues à  la présence des pigments chimiques. Les images générées par ordinateur n'ont pas ce grain. Pour assembler des images de synthèse et des prises de vues réelles sans que la différence soit trop visible, il est souvent nécessaire de rajouter du grain aux images virtuelles.

Manutentionnaire lors d'un tournage.

Toutes les manipulations que l'image peut subir. Ces manipulations sont maintenant de plus en plus réalisées par ordinateur.

Mise au point de la caméra de manière à  ce que tous les plans semblent nets, de la moitié de l'hyperfocale jusqu'à  l'infini.

Permet de placer une partie de l'image dans une autre image. Par exemple en mettant des personnages dans un décor filmé séparément (Voir Blue screen).

L'infographie est la création ou la manipulation d'images sur ordinateur. La 2D correspond à  l'utilisation d'images plates, en 2 dimensions. La 3D correspond à  l'utilisation d'objets définis en 3 dimensions puis projetés dans une image ou une animation en 2 dimensions.

Responsable de la manutention lors d'un tournage.

Petite caméra utilisée pour filmer des maquettes ou dans des endroits inaccessibles par une caméra normale.

La louma est un bras long de plusieurs mètres au bout duquel on fixe la caméra dont les mouvements sont contrà´lés à  distance depuis le sol par le caméraman. Cela permet de filmer en hauteur de manière beaucoup plus maniable qu'avec une grue.

Procédé similaire au Chroma key qui consiste à  remplacer une certaine plage de luminance de l'image par une autre image. Utilisé généralement pour incruster du DV dont l'échantillonnage rend sa résolution chromatique quatre fois inférieure à  sa résolution de luminance (une incrustation basée sur la luminance aura donc quatre fois plus de détails).

Effets spéciaux de maquillage.

On utilise des masques pour cacher une partie d'une image, permettant ainsi de laisser apparaître une autre image. La création de masques articulés est un procédé manuel (apellé également rotoscoping) qui consiste à  détourer une partie de l'image avec un polygone ou avec des formes plus complexes crées à  partir de courbes de bézier ou de S-Splines.

Contrairement aux masques articulés, il s'agit d'un procédé automatique qui crée un masque à  partir de différentes informations contenues dans l'image. Le procédé le plus connu étant l'incrustation chromatique (Chroma key).

Les peintures sur verre permettent de remplacer par une peinture des portions de décors qui n'existent pas. Elles sont aujourd'hui principalement réalisées par infographie.

technique permettant de transformer une image filmée en dessin animé, inventée par Dave et Max Fleischer.

technique mécanique permettant d'obtenir des animations psychédéliques, perfectionnée par Douglas Trumbull dans le film 2001, l'odyssée de l'espace

également appelé contra-zoom ou effet Vertigo, est un effet visuel cinématographique qui combine un éloignement/rapprochement de la caméra avec un ajustement du zoom pour garder le même cadrage du sujet principal.