Accueil |

Littérature du XVIIe siècle


Cet article fait partie de
la série Littérature'''
Littérature francophone
Écrivains-Livres
Histoire littéraire
Antiquité - Moyen à‚ge
XVIe siècle - XVIIe siècle
XVIIIe siècle - XIXe siècle
XXe siècle - XXIe siècle
Formes littéraires
BD - Conte - Jeunesse
Nouvelle - Théà¢tre
Poésie - Roman
Genres littéraires
Biographie - Fantastique
Roman noir
Roman policier
Science-fiction
Voir aussi
Courants littéraires
Prix littéraires
Littérature non francophone
américaine - anglaise
arabe - en espéranto
espagnole - finlandaise
germanique - grecque
hongroise - indienne
irlandaise - italienne
japonaise - latine
russe - suédoise
Méta

Portail Littérature
Le XVIIe siècle est marqué en littérature par deux courants importants. L'un, plus long est européen, est le baroque, l'autre, francais est peu long (ne dure qu'un quart de siècle). Enfin, l'héritage humaniste a donné naissance à  un mouvement très controversé, mais qui influencera beaucoup, le libertinage.

Sommaire
1 Contexte historique
2 La préciosité
3 Le baroque
4 Le classicisme
5 Les modèles
6 Les objectifs
7 Les caractéristiques
8 Le théà¢tre
9 Les romans
10 Les autres genres
11 Auteurs et Å“uvres

Contexte historique

Le XVIIe siècle est représenté en France par le déclin de deux pouvoirs internes au pays : celui du protestantisme (siège de La Rochelle par Richelieu en 1628, révocation de l'Édit de Nantes en 1685) et celui des Grands du royaume (mise en place par Louis XIV de la monarchie absolue de droit divin). La mode du théatre revient dès la fin du XVIème siècle (Lope de Vega, Sheakespeare, Corneille). Le religieux s'affirme. Après la Réforme protestante de Luther, affaiblie, après le désir de libre interprétation du divin, essoufflé, revient en force la culture chrétienne et biblique. Le XVIIe siècle est le siècle de Bossuet, de Pascal, du cardinal de Bérulle, de Saint Vincent de Paul... Les théologiens se réaffirment et des querelles théologiques naissent entre les jésuites et les jansènistes...

La préciosité

Vers la seconde moitié du XVIIème siècle, un nouveau mode de vie, une nouvelle philosophie va naître, c'est la préciosité. Les femmes, s'opposant aux manières rustres du XVIe siècle, et plus particulièrement de la cour d'Henri IV (que l'on surnommait le "Vert Galant" à  cause du grand nombre de ses aventures amoureuses),s'opposant aussi à  la violence baroque, vont créer ce mouvement pudique et raffiné à  l'extrême. Les femmes se retrouvent dans des salons, pour discuter, lire des poèmes ou des extraits d'Å“uvres... Ces salons vont influencer les auteurs de cette époque, car il va se créer une vraie littérature de salons, et ce raffinement extrême va inspirer le libertinage( voir plus bas ). Mais la préciosité influencer aussi la culture des siècles à  venir, car les philosophes des Lumières, par exemple, prendront l'habitude de se réunir dans des salons''.

Le baroque

La littérature baroque s'inscrit dans un véritable courant artistique baroque tout entier, il y a la peinture baroque, la sculpture baroque, la décoration baroque... Le baroque se caractèrise par un luxe de détails, de richesse... Le baroque laisse souvent libre cours à  une sensibilité fantasque et tourmentée, hantée par le pessimisme chrétien (par exemple Jean de Sponde). Les couleurs baroques sont vives, les actions sont violentes. Les plus fameux écrivains baroques sont William Sheakespeare en Angleterre et Pierre Corneille en France. En Espagne, il est représenté notamment par le gongorisme. Le théatre baroque a pour caractéristiques :

  1. Sa violence. Bien que la violence d'une Å“uvre soit une appréciation personnelle, le baroque, comparé avec l'autre mouvement littéraire de se siècle, le classicisme, peut être considéré comme violent. On y voit des meurtres, des suicides, des duels sur scène.
  2. Son attrait pour l'illusion. Le monde baroque est constamment remis en question. La vérité est continuellement cachée. Le personnage se trompe sur les autres, mais aussi sur lui-même.

Mais le baroque, c'est aussi la poésie... s'inspirant de Pétrarque, les poètes baroques ne sont plus Pétrarquistes, comme les humanistes, mais néo-pétrarquistes. La poésie baroque se caractérise par :

  1. Les thèmes pessimistes. Le monde néo-pétrarquiste est souvent noir.
  2. L'analyse de la passion. Les sentiments sont explorés, expliqués, décrits, analysés...
  3. L'intervention du mythe. Méduse, Prométhée, Médée reviennent souvent dans les Å“uvres baroques...

Le classicisme

Le classicisme est un mouvement à  la fois typiquement francais et très court. En effet, il ne dure que pendant la première partie du règne de Louis XIV (1661-1685). Dela même manière que le baroque, la littérature classique s'incrit dans l'ensemble d'un mouvement artistique.

Les modèles

Les objectifs

Pour les classiques, tout auteur est un moraliste. Il doit faire passer un message, une vérité, pour coriger la société. "Plaire et instruire" était le but de la littérature classique.

Les caractéristiques

Le théà¢tre

Le théà¢tre classique devait obéir à  des règles bien précises, à  savoir la règle des trois unités, censée capter l'attention du lecteur, respecter la bienséance (pour ne pas choquer le spectateur), et respecter une certaine vraisemblance. La règle des trois unités était composée de :

En un jour, en un lieu, une seule action accomplie Cette règle avait pour but de ne pas fatiguer le spectateur avec des détails comme le lieu ou la date, afin de lui permettre de se concentrer sur l'intrigue, pour mieux toucher et édifier.
La règle de la bienséance avait pour but de ne pas choquer le spectateur, souvent des hommes et des femmes de la cour du roi. Ainsi, les meurtres, les suicides des personnages devait se passer en dehors de la scène, un personnage raconte alors l'événement. Toutefois, cette règle put nuire à  la portée de la pièce sur le spectateur. Exceptions notables : La mort de Phèdre, dans la pièce 
homonyme de Racine et la folie du personnage d'Andromaque (de Racine aussi) sont jouées sur scène. La règle de la vraisemblance visait avant tout à  toucher le spectateur en lui proposant des histoires qui soient conformes aux attentes du public.

La comédie

C'est la comédie de Molière qui dominera toute les autres à  cette époque. a comédie tente évidament de corriger les vices des hommes en les divertissant"(Molière). Dans la comédie, les vices sont tournés en ridicule, car "on veut bibien être méchant, mais on ne veut point être ridicule" (Molière)

Molière s'attaque donc aux vices des hommes, ainsi qu'à  ses ennemis personnels: Les bigots, les faux dévots, l'hypocrisie dans Le Tartuffe, l'avarisme dans L'Avare...
Les caractéristiques de la comédie sont:

La tragédie

Les tragédies du théatre classique sont surtout représentées par celles de Pierre Corneille et de Jean Racine.

Les auteurs de tragédie, eux aussi, tentent de corriger les vices des hommes, ou plutà´t leurs passions de deux manières, d'abord en montrant les dégats que peuvent provoquer les passions : dans les tragédies, les passionnés se font tuer, tuent ou se suicident, deviennent fous (hors de la scène, par respect de la règle des trois unités), ce qui est peu enviable.
Deuxièmement, les dramaturges comptent sur la catharsis, ou purgation des passions : les spectateurs d'une tragédie sont ainsi censés expulser les passions en les vivant par procuration à€ l'époque classique, les deux dramaturges français les plus importants sont
Jean Racine et Pierre Corneille. Quand sa pièce, Bérénice, a été critiquée parce qu'elle ne contenait pas de morts, Racine a contesté le traitement conventionnel de la tragédie. Corneille pratiquait aussi une tragédie à  dénouement non sanglant ou tragi-comédie, genre apprécié auparavant mais sorti des mÅ“urs du public depuis. à€ la même époque, Jean-Baptiste Lully met au point avec Quinault une forme de spectacle hybride, la tragédie en musique ou tragédie lyrique.

Les romans

Peu de romans ont été écrits à  l'époque classique. La plupart étaient des romans précieux, et obéissaient aux règles de la préciosité, comme La Princesse de Clèves, de Mme de La Fayette.

Les autres genres

Auteurs et Å“uvres

Le baroque

Le classicisme