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Maladie infectieuse

Les maladies infectieuses sont des maladies qui se définissent par leur vecteur : virus, bactéries, parasites ou prions.

Elles sont susceptibles d'affecter n'importe quel organisme vivant (animal ou végétal). Leur mode de transmission est variable et dépend de leur réservoir (humain, animal, environnemental). Elles sont plus ou moins contagieuses.

Pour exemple, le tétanos est une affection causée par une bactérie, le clostridium tetanii, qui se trouve dans la terre. Il n'y a pas de transmission interhumaine, l'infection se produit si la bactérie entre dans l'organisme par une plaie souillée. Un vaccin existe contre cette affection et est obligatoire en France pour tous les enfants d'à¢ge scolaire.

Autre exemple, le paludisme est du à  un parasite, le plasmodium falciparum (il existe d'autres plasmodii moins dangereux), transmis d'homme à  à  homme par l'intermédiaire d'un moustique, l'anophèle. Le réservoir du parasite est humain mais il n'y a pas de transmission interhumaine. Il n'existe pas de vaccin.

La tuberculose se transmet d'homme à  homme par mécanisme aéroporté : le réservoir est humain et c'est une maladie contagieuse.

Les maladies sexuellement transmissibles se transmettent à  l'occasion de rapports sexuels.

Sommaire
1 Terminologie
2 Les statistiques
3 Prévention
4 Liens externes

Terminologie

Lorsque les cas se multiplent dans un lieu et une période limitée, on parle d'épidémie. Si la diffusion est beaucoup plus généralisée, on parle alors de pandémie.

Lorsqu'un lépidémie concerne le milieu animal, on parle d' épizootie.

Lorsque le germe se transmet de l'animal à  l'homme on parle d' anthropozoonose ou plus simplement de zoonose.

Le contage désigne la contamination par le germe.

La période d'incubation est le délai entre le contage et la première manifestation de la maladie. Le malade peut être contagieux durant ce temps.

La période de contagion est le temps pendant lequel le patient excrète le germe et peut le transmettre. Elle dépend de chaque maladie infectieuse.

Les infections nosoconiales sont des infections attrapées à  l'hà´pital. Elles sont particulièrement complexes et dangereuses car elles surviennent chez des sujets affaiblis et concernent souvent des germes résistants aux antibiotiques. Il s'agit d'un problème de santé publique majeur.

Les statistiques

Dans le monde, les maladies infectieuses sont responsables de 17 millions de décès par an, ce qui représente un tiers de la mortalité. Elles représentent 43 % des décès dans les pays en voie de développement, contre 1 % dans les pays industrialisés.

Les six maladies suivantes représentent 90 % des décès par maladies infectieuse dans le monde [1].

Maladie Nombre de morts par an
dans le monde
Maladies respiratoires 3 millions
Sida 3 millions (2001)
Maladies diarrhéiques 2,5 millions
Tuberculose Près de 2 millions1
Paludisme plus d'1 million de décès
Rougeole 900 000
Note

  1. liés dans un grand nombre de cas au sida

En France, les maladies infectieuses la troisième cause de mortalité, dont

Maladie Nombre de morts par an
dans le monde
pneumonies et grippe 19 000 morts (30 pour 100 000 hab.)
sida 3 500 (5,6 pour 100 000 hab.)
septicémies 1 800 (3 pour 100 000 hab.)
cardiopathies rhumatismales 1 200 (2 pour 100 000 hab.)
appendicites et péritonite 1 000 (1,6 pour 100 000 hab.)
tuberculoses 700 (1,1 pour 100 000 hab.)
infections intestinales 600 (0,97 pour 100 000 hab.)
hépatite virale 335 (0,5 pour 100 000 hab.)

Notons aussi que certaines infections sont aussi à  l'origine de maladies inflammatoires chroniques (telles que l'asthme) et de cancers.

Prévention

La prévention des maladies infectieuses s'articule en trois volets : éviter l'infection, renforcer les défenses immunitaires et prendre des traitements préventifs (prophylaxie) en cas de risque d'exposition.

Éviter l'infection

La maladie infectieuse est provoquée par la pénétration dans l'organisme d'une bactérie ou d'un virus. La première précaution consiste donc à  « fermer les portes d'entrée », à  savoir :

Si le port de gants fins est recommandé en cas de risque d'exposition à  des liquides biologiques ou chimiques, il est déconseillé pour les activités courantes : en effet, la peau est alors dans une atmosphère chaude et humide propice au développement de germes, et par ailleurs, il vaut mieux des mains propres que des gants sales. Notons qu'au bout d'une vingtaine de minutes, les gants deviennent poreux.

Il faut aussi éviter le développement de germes sur le corps et dans l'habitation, en ayant une hygiène suffisante :

Les collectivités territoriales jouent un rà´le important en ce qui concerne l'hygiène collective, avec l'organisation de la collecte et du traitement des ordures, l'équarissage des cadavres d'animaux et la police des funérailles et des lieux de sépulture (condition de transport et de conservation des corps avant crémation ou inhumation, gestion des cimetières et crématoriums).

Renforcer les défenses immunitaires

La première mesure consiste à  avoir une bonne hygiène de vie  alimentation saine, exercice physique régulier, sommeil suffisant, éviter les comportements à  risque (cigarette, excès d'alcool), ce qui permet d'avoir un meilleur état de santé général donc de mieux résister aux infections). Par ailleurs, il convient de respecter les vaccinations préventives obligatoires, ou recommandées comme la vaccination des personnes à¢gées contre la grippe.

Il faut aussi prendre précautioneusement les médicaments prescrits par un médecin, en lisant systématiquement les notice accompagnatrices, riches en informations (effets secondaires, interactions avec d'autres médicaments, recommandations...) et ne pas hésiter à  questionner le médecin ou le pharmacien en cas de doute. Les effets peuvent ne pas être immédiat, et il faut continuer le traitement jusqu'à  la fin même en cas d'amélioration et disparition des symptà´mes, notamment dans le cas des antibiotiques : la disparition des symtà´mes signifie la diminution du nombre de germes, mais pas leur disparition, si l'on interromp le traitement trop tà´t, ceux-ci peuvent se redévelopper, et devenir résistants à  l'antibiotique.

Il ne faut pas non plus s'étonner si le médecin ne prescrit pas d'antibiotique : ceux-ci ne sont pas efficaces contre les maladies virales.

Traitement préventif

Les mesures d'hygiènes simples sont les meilleurs traitement préventifs : lavage des mains, pour éviter la transmission des infections alimentaires, main devant la bouche lorsuq'on éternue...

Lors de certaines activités, il peut être nécessaire de prendre prendre des médicaments à  titre préventif, comme les médicaments contre le paludisme lors d'un voyages dans un pays impaludé.

La détection précoce d'une maladie permet de démarrer son traitement plus tà´t et donc de réduire la mortalité ; il est recommmandé de faire au moins une visite médicale par an. En cas de doute sur une infection (par exemple plaie souillée, accident d'exposition au sang, rapport sexuel non protégé), le médecin pourra mettre en place un traitement préventif qui pour diminuer les risques de développement d'une maladie. Pour les maladies sexuellement transmissibles, il existe en France des centre anonymes et gratuits de dépistage.

Dans certaines maladies, il faut isoler le patient pour éviter la dissémination du germe : ainsi, lors d'une Varicelle, l'enfant ne doit pas aller à  l'école pendant 15 jours à  partir de la première éruption. Il s'agit de l' éviction scolaire.

La prévention hospitalière des infections nosoconiales est un sujet complexe. Elle repose essntiellement sur l'hygiène des soignants et des soignés (lavage des mains), sur l'isolement des patients porteurs de germes résistants aux antibiotiques, mais aussi sur une antibiothérapie ciblée et adaptée.

Liens externes