Accueil |

Pari de Pascal

Le Pari de Pascal est le nom donné a un passage des Pensées de Blaise Pascal o๠il tente de démontrer le gain que l'on peut avoir en croyant en Dieu.

Sommaire
1 La démonstration de Pascal
2 Explication
3 Critique du pari
4 Lien externes
5 Lien externes

La démonstration de Pascal

« Vous avez deux choses à  perdre : le vrai et le bien, et deux choses à  engager : votre raison et votre volonté, votre connaissance et votre béatitude; et votre nature a deux choses à  fuir : l'erreur et la misère. Votre raison n'est pas plus blessée, en choisissant l'un que l'autre, puisqu'il faut nécessairement choisir. Voilà  un point vidé. Mais votre béatitude ? Pesons le gain et la perte, en prenant croix que Dieu est. Estimons ces deux cas : si vous gagnez, vous gagnez tout; si vous perdez, vous ne perdez rien. Gagez donc qu'il est, sans hésiter. Â», Pensées, Blaise Pascal (1670)

Explication

Le pari de Pascal peut se résumer ainsi :
Dieu existe Dieu n'existe pas
Vous croyez en Dieu Vous allez au paradis (+∞) Vous retournez au néant (0)
Vous ne croyez pas en Dieu Vous allez en enfer (-∞) Vous retournez au néant (0)

Note : La proposition en italique n'est pas explicitement décrite par Pascal et n'est donc qu'une interprétation.

Il en déduit que, ne pouvant départager l'existence ou non de Dieu, ses deux hypothèses ont la même probabilité. Il en découle que croire en Dieu serait une solution statistiquement plus avantageuse.

Critique du pari

En suivant le raisonnement de Hans Jonas (Le Principe responsabilité), on peut opposer à  Pascal l'objection suivante : si je choisis de croire en Dieu, je dois vivre en accord avec cette croyance pour gagner la vie éternelle ; cela suppose de renoncer à  la vie terrestre. Si je gagne je gagne tout, mais si je perd, c'est-à -dire si Dieu n'est pas, la différence doit se faire entre ma vie vécue et le néant de la mort. Or, entre la vie et le néant la différence est incommensurable, si bien qu'en pariant sur l'existence de Dieu, j'ai perdu quelque chose d'inestimable. Mais si je vis en athée, et que Dieu est, je perd aussi quelque chose d'inestimable, la béatitude éternelle. Dans les deux cas la perte et le gain sont infinis.

Lien externes

Lien externes