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Poterie

La poterie est en général fabriquée dans les régions o๠l'argile est disponible. C'est à  Byblos, vers 4000 av. J.-C que nous trouvons les premières traces de poterie façonnée à  la main. Ce sont des réceptacles utilisés pour conserver les provisions.

Entre 3500 et 3450 av. J.-C, la poterie subit une véritable révolution avec l'introduction du tour de potier grà¢ce à  une nouvelle population venue du croissant fertile. Entre 2900 et 2300 av. J.-C, durant l'à¢ge du bronze, on trouve des traces de décoration à  base d'engobe.

La fabrication de pièces d'argile blanche remonte en Chine au début de la dynastie Han, 200 ans avant notre ère. Au début, les potiers chinois tiraient du kaolin des pà¢tes douces et blanches. La conduite de la cuisson jusqu'à  1200°C environ et les poteries blanches vitrifiées utilisant des pà¢tes principalement composées de kaolin existent en Chine depuis au moins l'an 600 de notre ère. Peu à  peu, ils apprirent à  atteindre des températures de cuisson plus élevées et à  modifier leurs pà¢tes pour obtenir la dureté, la blancheur et la translucidité de la porcelaine véritable. Cette découverte de la porcelaine a été un triomphe technique dans le domaine de la céramique.

La fabrication d'une poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice).

On peut donner à  une motte d'argile la forme désirée en la pétrissant.

Il y a six techniques principales :

Sommaire
1 le modelage
2 La boulette
3 le colombin
4 la plaque
5 le tournage
6 le moulage ou coulage

le modelage

Le modelage est simplement la déformation à  la main de la terre.

La boulette

De petites boules de terres sont appliquées sur à  l'intérieur d'un objet (calebasse, ancien pot cassé, ...), la terre est ensuite lissée.

le colombin

Le colombin est un cylindre de terre long et étroit roulé sur une table, ce colombin est alors assemblé pour élaborer une pièce. L'assemblage de plusieurs colombins est nécessaire pour obtenir une pièce de grande taille.

Cette technique est relativement rapide et permet d'obtenir de très grandes pièces, de formes totalement libre (technique utilisée par les peuplades primitives et les artistes céramistes).

Les pièces réalisées avec cette méthode sont cependant lourdes.

la plaque

Une plaque de terre est réalisée à  l'aide d'un rouleau (comme un rouleau à  patisserie) et les différentes plaques sont assemblées.

Cette technique est rapide, mais ne permet de faire que des pièces anguleuses.

le tournage

Toutefois, la technique la plus perfectionnée est celle du "tournage". Le tour se compose d'un plateau rotatif appelé "girelle". Après avoir disposé une motte d'argile au centre du plateau, le potier la "façonne".

Le tournage ne permet d'obtenir que des pièces de révolution, qui peuvent être cependant déformées ensuite.

Ces pièces sont plus légères que celles obtenues par d'autres techniques (hormis le moulage).

le moulage ou coulage

La terre n'est plus sous forme pà¢teuse, mais sous forme liquide par adjonction d'eau et de défloculant. La terre sous cet état s'appelle la barbotine.

Un moule en plà¢tre est utilisé pour définir l'extérieur de la forme, le plà¢tre a pour caractéristique d'absorber l'eau.

La barbotine est introduite dans le moule, est conservée quelques instants.

L'eau de la barbotine se transfère dans le plà¢tre, et la densité de la barbotine va augmenter à  proximité des parois. Il faut ensuite attendre que la pièce moulée sèche. La pièce diminuant de volume (l'eau s'évaporant), le démoulage est facilité.

Après avoir laissé sécher la pièce assez longtemps pour obtenir un aspect "cuir", le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie; cela s'appelle "tournaser" ou tournasser. Puis, s'il y a lieu, on passe au "ansage" (pose des anses) et on grave la pièce selon le modèle choisi.

Il faut alors laisser sécher, c'est la fin de la partie "façonnage".

Vient le moment de la cuisson : on met les différentes pièces obtenues précedemment dans un four à  une température de 850 à  1000°C pendant environ 8 heures. On obtient alors le "Biscuit".

Les pièces sont décorées au pinceau à  l'aide d'oxydes de différentes couleurs. Le biscuit ainsi décoré, est trempé dans des bains d'émail.

Une fois décorée et émaillée, la pièce est remise au four à  960°C durant 4 heures.

Les températures de cuisson vont de 850°C à  1350 °C (et plus) selon la nature de la terre utilisée. On distingue la faience, cuite à  basse température (jusqu'à  900 °C) du grès cuit à  haute température (jusqu'à  1300 °C). La faience reste poreuse après cuisson, le grès est totalement vitrifié; comme la porcelaine.

Si la terre contient beaucoup d'oxydes métalliques, de sels alcalins ou acides, la température doit être faible, sinon, la température peut être augmentée sans risque de fusion.

La poterie est enfin terminée.