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Premiers secours

   

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Les premiers secours sont les techniques non médicales d'aide aux blessés et malades.

La vie d'une personne peut être menacée par un accident, une maladie ou un dysfonctionnement de l'organisme (malaise) ; ces situations nécessitent en général d'être examiné par un médecin (médecin de ville, urgences de l'hà´pital, médecin du Smur intervenant à  domicile ou sur la voie publique). Les premiers secours sont l'ensemble des savoirs et savoir-faire qui permettent de reconnaître une situation dangereuse pour une personne, de transmettre l'alerte aux structures médicales, et d'éviter l'aggravation de l'état de la personne en attendant les soins médicaux.

En France, on distingue deux types d'acteurs (les dénominations peuvent varier dans les autres pays francophones) :

Par ailleurs, on distingue souvent, dans une intervention, la partie sauvetage (soustraction au danger) de la partie secourisme (gestes pour éviter la dégradation de l'état de la victime).

Les premiers secours sont un ensemble de techniques visant à  porter secours à  des personnes en danger. On y trouve des gestes effectués sur la victime, visant à  minimiser les conséquences d'événements dangereux, mais aussi les réactions les plus efficaces à  adopter en cas d'incendie, d'électrocution ou de noyade.

Les 3 plus importantes règles en matière de premiers secours sont :

Un autre point important est qu'il ne faut pas hésiter à  mobiliser les personnes présentes, si elles ne réagissent pas d'elles-même : une personne seule peut alerter les secours et porter les premiers soins à  une ou plusieurs personnes, il est plus efficace de charger une personne de veiller à  la protection et une autre de prévenir les secours pour pouvoir rester soi-même à  surveiller la ou les victimes.

Sommaire
1 Chaîne des secours
2 Premiers soins
3 Incendie
4 Noyade
5 Le secourisme en France
6 Voir aussi

Chaîne des secours

Une personne victime d'un malaise, d'une maladie ou d'un accident doit être, dans un certain nombre de cas, prise en charge par des professionnels de santé, éventuellement au sein d'un hà´pital. Les états mettent en place une organisation des soins et des secours permettant cette prise en charge. Cependant, il faut que quelqu'un puisse prévenir ces services. C'est là  le rà´le, primordial, du témoin.

Plusieurs intervenants vont participer à  la prise en charge de la victime, on parle donc de la chaîne des secours. Le témoin est le premier maillon de la chaîne des secours. Ce rà´le est primordial, si personne n'appelle, la victime ne pourra pas être prise en charge...

Par ailleurs, dans les cas les plus graves (par exemple saignement abondant, arrêt de la respiration, danger immédiat), les secours, si rapide qu'ils soient, arriveront trop tard : on estime que les premiers gestes doivent être faits dans les trois minutes qui suivent l'accident. C'est là  toute l'importance de savoir faire les gestes de premiers secours.

Le témoin, bien qu'étant le moins compétent, est donc la clef du système de prise en charge des victimes. Sans témoin, pas de secours ; sans geste de premiers secours, peu de chances de survie...

Premiers soins

Les premiers soins sont les soins à  appliquer d'urgence pour empêcher une personne de décéder ou de subir des dégà¢ts irréversibles.

Avertissement : les premiers secours ne sont pas des gestes que l'on peut apprendre dans un livre ou sur une page Web. C'est avant tout une démarche qui ne peut s'acquérir que dans une formation avec un moniteur compétent. Les éléments présentés ci-dessous sont donnés à  titre de documentation et reflètent les connaissance à  un moment donné ; les connaissances qui évoluent plus rapidement que la maintenance de cette page, certaines information peuvent être caduques.

Évaluation de la situation

L'évaluation de la situation est primordiale pour deux raisons :

On peut décomposer l'évaluation en trois bilans : bilan circonstanciel, bilan vital, bilan lésionnel.

Bilan circonstanciel et protection

Il s'agit d'évaluer les circonstances de l'accident et notamment :

Ce bilan circonstanciel conditionne : Voir l'article détaillé .

Bilan vital

Le bilan est l'opération qui consiste à  évaluer l'état d'une victime. Il conditionne les qui seront faits ainsi que l' qui sera passée.

Il s'agit de déterminer, en moins de 30 secondes, si la personne présente un risque imminent de décéder.

Voir l'article détaillé : .

Bilan lésionnel

Si la personne est consciente, on va rechercher des signes, des plaintes, des informations, qui seront retransmises lors de l'appel aux secours publics. Le médecin du Samu pourra ainsi avoir une idée des lésions dont souffre la victime, et décider de la réponse à  apporter à  cette détresse.

''Voir l'article détaillé

Prévenir les secours

Comme indiqué plus haut, prévenir (ou faire prévenir) les secours est le point le plus important, afin d'assurer une vraie prise en charge médicale des victimes. L'évaluation effectuée initialement prend ici toute son importance : les secours pourront intervenir beaucoup plus efficacement si les bonnes informations leur sont communiquées.

''Voir l'article détaillé

Une fois les secours prévenus, il faut si possible revenir vers la victime pour la surveiller en attendant les secours. Certains gestes peuvent éviter l'aggravation de l'état de la victime et améliorer les chances de survie des victimes, dans les cas suivants :

Gestes de premiers secours

Voir l'article détaillé .

Conclusion

On voit aisément l'importance de l'évaluation initiale, certains gestes étant dangereux s'ils sont appliqués à  mauvais escient. La réanimation cardio-respiratoire est traumatisante pour quelqu'un qui n'est pas en état d'arrêt cardiorespiratoire (mais c'est le seul geste qui peut sauver si elle l'est), mettre quelqu'un en position laterale de sécurité peut aggraver le traumatisme inutilement si la personne est consciente (mais c'est le seul geste qui peut sauver si elle est inconsciente), ... La prudence est donc de mise.
Il ne faut pas oublier que rassurer la victime en toute circonstance est également très important.
Il ne faut pas oublier que les premiers soins ne sont qu'une solution d'urgence, en attendant des secours qualifiés.

Par ailleurs, l'enseignement des premiers secours se fait en présentant des « cas d'école ». La situation réelle ne correspond que rarement à  ces cas idéaux, mais elle peut se décomposer en sous-cas qui peuvent être traités individuellement et correspondent eux aux cas d'école (méthode d'enseignement dite « inductive »).

Incendie

En cas d'incendie, il faut toujours commencer par prévenir les secours. Puis, il faut alerter les occupants du batîment, afin de leur permettre d'évacuer (par exemple, en déclenchant le signal d'alarme). Ensuite, si des moyens de lutte contre les incendies sont disponibles (extinceur, lance à  incendie, etc), on peut tenter de commencer à  lutter contre l'incendie, sans toutefois se mettre en danger. Sinon, il est préférable de se tenir à  l'écart.

Noyade

Il faut commencer par prévenir les secours. Ensuite, un bon nageur, de préférence entraîné au sauvetage, pourra tenter de sortir la victime de l'eau - attention toutefois, la victime en train de se noyer panique, elle peut s'aggriper au sauveteur et l'entraîner dans sa noyade. Il existe des prises de dégagements qui permettent de faire là¢cher prise à  la victime pour ensuite pouvoir la saisir correctement (par derrière, en passant une main sous son aisselle)  ces techniques sont enseignées en France dans le diplà´me BNSSA (brevet national de sauvetage et de sécurité aquatique).

Une fois ramenée à  terre, il convient d'agir comme pour une victime normale : bilan, mise en PLS si la personne est inconsciente et respire, bouche-à -bouche ou bouche-à -nez si elle ne respire pas, associé au massage cardiaque si elle est de plus en arrêt circulatoire. Même si la personne est consciente, il est impératif que la victime soit suivie médicalement : si de l'eau est rentrée dans ses poumons, cela peut provoquer plusieurs heures plus tard un Å“dème pulmonaire qui l'empêchera de respirer (le plasma, une partie du sang, passe dans les poumons, la victime se "noie de l'intérieur").

Contrairement à  une idée répandue, il ne faut surtout pas tenter de vider les poumons de la victime. En effet, cela ne sert à  rien :

Par contre, tenter de vider l'eau va avoir des conséquences catastrophiques : la plupart de l'eau avalée se trouve dans l'estomac, donc en fait, on va vider le contenu de l'estomac. Cette eau, mélangée aux sécrétions gastriques (acides) va ensuite passer dans les poumons via la gorge, et détruire des alvéoles pulmonaires (syndrome de Mendelson). Cela va entraîner un Å“dème pulmonaire qui va terriblement compromettre la survie de la victime. La vidange de l'estomac se fera par une équipe médicale, une fois les voies aériennes protégées par intubation, afin de réduire la pression qu'exerce l'estomac sur les poumons et d'évacuer le froid ; mais ce n'est en aucun cas du ressort d'un sauveteur ou secouriste.

Lors de la pratique de la ventilation artificielle, le risque est très grand d'avoir une remontée du contenu de l'estomac (cf. ci-dessus), on s'attachera donc à  insuffler délicatement : une expiration continue de deux secondes qui s'arrête lorsque le ventre ou le bas de la poitrine se soulève. Si par malheur on constatait un reflux gastrique, il faut tourner la victime sur le cà´té pour vider le liquide, puis reprendre la ventilation, de préférence au bouche-à -nez pour éviter de mettre sa bouche sur le "vomi".

Le secourisme en France

La formation aux premiers secours

La formation aux premiers secours est très cadrée en France. Elle ne peut être faite que par un moniteur diplà´mé (titulaire du Brevet national de moniteur des premiers secours, BNMPS), ayant suivi une formation continue régulière (minimum 6 h par an), et dans le cadre d'un organisme (association ou admnistration) agréé par le ministère de l'Intérieur. Une liste d'associations est donnée à  la page secourisme, sinon, vous pouvez vous adresser à  la préfecture, au Service interministériel départemental des affaires civiles et économiques de protection civile (SIDPC ou SIACEDPC), qui fournira la liste des organismes agréés.

La formation de base est l'Attestation de formation aux premiers secours (AFPS), elle dure 10 à  12 h, coà»te environ 50 à  60 EUR (en 2003) et se fait avec un groupe de 8 à  10 apprenants. Elle permet à  un témoin seul et sans matériel de prévenir efficacement les secours et d'effectuer les gestes d'urgence. Elle est découpée en modules, chaque module se déroule en trois temps :

La formation donne à  la fois des connaissances et des savoir-faires, mais aussi un savoir-être (gestion du stress, savoir prendre du recul).

Les modules sont (réforme de 2001) :

  1. La protection et l'alerte ;
  2. La victime s'étouffe ou saigne abondamment ;
  3. La victime est inconsciente (elle est inconsciente et respire, ou elle ne respire pas) ;
  4. La victime est consciente et se plaint (malaise, traumatisme -- plaie, brà»lure, entorse, fracture, luxation).

Il existe une formation équivalente en entreprise, la formation de Secouriste-sauveteur du travail (SST), qui comprend en plus un module sur les risques spécifiques à  l'entreprise fait par le médecin du travail. Le SST est soumis à  une formation contionue annuelle. Il donne l'équivalence à  l'AFPS, par contre, un AFPS doit suivre le module sur les risque spécifiques pour avoir l'équivalence du SST.

Il existe une formation spécifique aux accidents de la route : l'Attestation de formation complémentaire aux premiers secours sur la route (AFCPSSR, 8 à  12 h, le prérequis est l'AFPS). Les gestes appris à  l'AFPS ou au SST sont adaptés au contexte particulier de la route : protection (balisage, extincteur), abord de la vitcime, maintien de la tête, arrêt d'une hémorragie victime assise dans l'habitacle...

Les autres formations ont pour but d'intégrer une équipe de secours constituée et avec matériel, et sont donc décrites dans l'article secourisme. Citons rapidement les premiers secours en équipe (CFAPSE) et la sécurité et le sauvetage aquatique (BNSSA).

Notons qu'il existe une formation courte (environ 3 h) centrée sur les arrêts cardiaques. Mise en place par l'Association Française de Cardiologie, elle sort du cadre légal (elle est légale, mais l'attestation délivrée n'a aucune reconnaissance officielle). De ce fait, elle peut être faite par des personnes qui n'ont pas monitorat des premiers secours.

à€ consulter

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes