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Recherche scientifique

  

La recherche scientifique se caractérise par l'ensemble des actions entreprises en vue d'améliorer et d'augmenter l'état des connaissances dans un domaine scientifique.

Les chercheurs s'appuient sur des modèles, c'est-à -dire une réduction des phénomènes naturels à  un nombre de paramètres définis et maîtrisables, et regardent la manière dont évolue le phénomène lorsque l'on fait varier les paramètres ; lorsqu'il n'est pas possible de faire varier les paramètres, les chercheurs observent le phénomène et cherchent à  corréler son évolution à  celle des paramètres. Le but des ces expériences est de mettre en évidence les relations de cause à  effet entre les divers phénomènes, et de quantifier l'influence d'un phénomène sur l'autre, c'est-à -dire dans l'idéal de relier l'intensité des phénomènes par des formules mathématiques lorsque c'est possible.

Les méthodes scientifiques pour y parvenir font preuve d'une démarche intellectuelle progressive et empirique.

« Croire tout découvert est une erreur profonde,
c'est prendre l'horizon pour les bornes du monde ! Â»
Camille Flammarion

Sommaire
1 Raison d'être de la recherche scientifique
2 Le doctorat
3 Historique
4 Les motivations
5 La démarche scientifique
6 Les organismes de recherche scientifique
7 Les apports de la recherche scientifique
8 Les enjeux de la recherche scientifique
9 Annexes

Raison d'être de la recherche scientifique

La science essaie de modéliser la nature, essentiellement pour en prédire le comportement, et pour créer des objets nouveaux (outils, services, organisation...).

Un modèle étant une construction de l'esprit, plusieurs personnes peuvent élaborer un modèle différent pour le même phénomène. L'idée de base des sciences est que ce sont les faits qui arbitrent le débat ; un modèle n'est acceptable que s'il permet de représenter la réalité.

Au sein des sciences, la raison d'être de la recherche est donc double :

Il n'y a donc pas de science sans recherche, se poser la question de la pertinence de la recherche, c'est se poser la question de l'utilité de la science.

Les autres raisons d'être de la recherche scientifique sont traitées dans la section Les motivations.

Le doctorat

Le doctorat est un titre sanctionnant une expérience professionnelle d'environs trois ans en moyenne, appelée la thèse.

Dans la plupart des pays, il faut être docteur pour avoir un poste de chercheur ou d'enseignant-chercheur.

Voir l'article détaillé Doctorat.

Historique

Voir

Les motivations

Les motivations sont souvent politiques, stratégiques, sociales, culturelles, économiques ou morales. Il est risqué de deviner les motivations d'une recherche car les applications d'une découverte scientifique sont souvent très éloignées des motivations initiales des chercheurs et la psychologie des scientifiques (comme de n'importe quel autre être humain) est complexe et souvent mal connue de l'intéressé(e).

Politiques et stratégiques

Par exemple, la course à  l'armement, le programme spatial, la recherche sur la bombe atomique.

Économiques

Par exemple, la recherche pharmaceutique, agricole (OGM), les études sociologiques appliquées aux techniques de ventes.

Sociales

Par exemple, les recherches médicales sur le paludisme ainsi que sur les autres maladies.

Culturelles

Par exemple, saisir le phénomène de la création artistique. La nomenclature et l'analyse des productions issues des « fous littéraires Â», les créations artistiques générées par contrainte volontaire (Ouxpo), ou les travaux de l'International School of Theatre Antropology (ISTA)

Morales

Voir Passion.

La démarche scientifique

La démarche scientifique distingue en général deux activités : l'élaboration des théories (ou modèles), et l'expérimentation.

Expérimentation

Si la démarche expérimentale fait à  peu près consensus dans l'ensemble des sciences, les méthodes pour mettre en Å“uvre cette démarche est l'objet de nombreuses divergences selon les domaines d'étude et les buts des chercheurs.

Les fondements de cette démarche sont :

Toutefois, cela est souvent impossible à  réaliser, par exemple dans les sciences de la vie et dans les sciences humaines, notamment sociales.

Voir

Théorie

La démarche théorique consiste à  donner un modèle abstrait du phénomène étudié. « Abstrait Â» signifie que ce modèle est dépouillé de tout ce qui ne concerne pas l'étude présente ; on fait des hypothèses simplificatrices. Ce faisant, on s'est éloigné de la réalité, par contre, en simplifiant le problème, l'étude est plus facile.

La démarche théorique s'appuie toujours sur l'expérimentation : c'est l'expérimentation qui met en évidence les liens de cause à  effet entre les phénomènes, ce qui permet de décider des hypothèses simplificatrices que l'on peut appliquer. C'est aussi l'expérimentation qui va permettre de confirmer ou d'infirmer une théorie. La théorie, elle, va guider l'expérimentation et déterminer les paramètres à  contrà´ler, à  isoler, à  mesurer et à  faire varier lors des expériences.

Expérimentation et théorie sont intimement liées. Cependant, la démarche théorique est très différente de la démarche expérimentale, puisqu'il s'agit essentiellement d'une démarche purement intellectuelle, d'une réflexion sur des données déjà  acquises, alors que l'expérimentation concerne l'acquisition de ces données. Certains chercheurs sont spécialisés dans la démarche théorique et ne participent que très peu aux expérimentations.

Les organismes de recherche scientifique

Dans la plupart des pays du monde, la recherche scientifique est faite par trois type d'organismes :

Il existe aussi des organismes mixtes public/privé, recevant un financement de l'état et une contribution d'entreprises pour lesquelles elles font de la prestation de service ; il agissent en général comme laboratoires d'expertise ou font des analyses ou du développement pour les entreprises qui ne peuvent pas se payer un service de recherche et développement. On peut citer en France le Centre Technique des Tuiles et Briques (CTTB), le Centre Technique du Cuir (CTC), les Centres Régionaux pour l'Innovation et le Transfert de Technologie (Critt) ; pour la Belgique le Centre Scientifique et Technique de la Construction (CSTC/WTCB) et l'Institut National Interuniversitaire des Silicates, Sols et Matériaux (Inisma).

Les apports de la recherche scientifique

D'une manière générale, la recherche scientifique est porteuse de progrès technique qui permet une amélioration des conditions de vie. Par ailleurs, en apportant un modèle du monde, elle aide à  combattre les idées reçues et les manipulations.

C'est aussi un instrument primordial du développement social et économique d'un pays. En effet, la recherche est porteuse d'innovation et permet aux entreprises de faire évoluer leurs produits et services pour rester compétitifs. Par ailleurs, les chercheurs au sein de l'université ont une activité de formation ; étant toujours à  la pointe des techniques et des savoirs, ils peuvent former des personnes qui sauront s'adapter aux évolutions des techniques, et qui seront elles-mêmes porteuses d'innovation au sein des entreprises.

Enfin, les chercheurs constituent un réservoir d'experts, qui peuvent participer à  la résolution de problèmes ponctuels et réagir à  des situations inattendues (participation à  la manifestation de la vérité dans les enquêtes de police, mise en place de mesure pour combattre les épidémies...).

La recherche scientifique apporte donc non seulement des innovations technologiques, thérapeutiques, économiques... mais aussi un service (formation, expertise, normalisation).

Production alimentaire

La recherche scientifique a révolutionné l'agriculture et multiplié par deux la production mondiale de céréales entre 1950 et 1971. Cette augmentation résulte d'une combinaison de génétique, de botanique, de chimie et d'ingénierie.

Santé

De même, la science nous a permis d'améliorer notre compréhension du fonctionnement du corps humain et a contribué à  augmenter notre espérance de vie dans les pays industrialisés. En 1693, l'astronome anglais Edmond Halley publia une étude portant sur l'espérance de vie dans la ville allemande de Breslau qui montre que sur 100 enfants, la moitié dépassait les 10 ans et seulement 11 atteignaient l'à¢ge de 70 ans. Masaccio, Mozart et Schubert moururent respectivement à  l'à¢ge de 27 ans, 35 ans et 31 ans bien que d'autres grands hommes aient vécu plus longtemps. De plus, la tuberculose, la variole, la poliomyélite, la méningite et la pneumonie ont quasiment disparu dans les pays industrialisés (ceci étant également dà» à  une meilleure hygiène et un meilleur niveau de vie eux-même atteints grà¢ce aux découvertes scientifiques).

Ces progrès se sont bien entendu portés sur les traitements (vaccination, médicaments, chirurgie, et maintenant thérapie génique) mais aussi sur l'organisation (médecine d'urgence, Samu), l'hygiène et la prévention (éducation à  la santé, services vétérinaires pour la surveillance des aliments, traitement des eaux...).

Les études sur le comportement (sociologie, psychiatrie, psychanalyse, psychologie) ont permis de mieux comprendre les maladies mentales, les névroses et les psychoses. On est passé d'un statut de « fou Â» (enfermé dans des asiles et soumis à  des traitements dégradants) à  celui de « patient Â».

Production d'énergie

La force et la résistance humaine étant limitées, les humains ont recours à  outils et à  des machines qui permettent d'effectuer plus efficacement les tà¢ches (plus rapidement, avec une plus grande ampleur, avec une plus grande sécurité...). Le passage du travail d'origine animale (animaux de bà¢t, de trait) et des moulins (à  eau et à  vent) à  la machine a été rendu possible grà¢ce à  la possibilité de produire de l'énergie.

Les deux révolutions industrielles ont été permises par la découverte de modes de production d'énergie maîtrisée : la machine à  vapeur et les énergies fossile (charbon, pétrole).

La découverte de l'électricité ou de la transmission hydraulique ou pneumatique a permis de séparer le lieu de production d'énergie (centrale) et le lieu de son utilisation (domicile, usine).

La découverte de la radioactivité au début du XXe siècle a fourni une nouvelle source d'énergie thermique (transformée en électricité), qui a permis notamment à  certains pays, comme la France, de diversifier ses fournisseurs de matière première et a donc joué un rà´le important sur la politique extérieure (indépendance vis-à -vis des producteurs de pétrole), et de réduire la pollution atmosphérique, au prix d'une augmentation des risques et d'un problème jusqu'ici non résolu de traitement des déchets et des centrales désaffectées.

Actuellement, de nombreuses recherches et expérimentations sont menées sur les énergies dites "renouvelables" (éolienne, solaire) en plus de celle déjà  maîtrisées (barrages hydrauliques, usine maréemotrice de la Rance). On mène également des recherches sur la fusion nucléaire.

Niveau de vie

Grà¢ce aux autres domaines scientifiques, nous pouvons bénéficier d'un meilleur niveau de vie (le taux d'illettrisme a diminué au cours du 20e siècle).

Les enjeux de la recherche scientifique

Controverses

Dérives économiques

Les recherches sur les maladies portent prioritairement sur celles qui touchent les pays développés et non pas sur celles qui touchent le plus grand nombre de personnes (paludisme, sida).

De nombreux laboratoires sont ou risquent d'être paralysés par les brevets sur le génome ou sur les techniques de manipulation de celui-ci.

Le secteur de la publicité et du marketing est un autre domaine de recherche. Son but est de fournir des techniques permettant aux entreprises d'obtenir un retour sur investissement plus conséquent. Le marché est un environnement complexe et dépend de nombreuses variables (degré de promotion, variation des prix concurents, évolution et impacts des publicités, couponing (bon de réduction), emplacement du produit dans le rayon...). Des modèles sophistiquées faisant appels à  des équations mathématiques sont ainsi mis au point pour optimiser les budjets et une il existe même une unité de mesure de pression publicitaire : le GRP (pour le café, on est environ à  300 kilo/GRP). Bien que le but ne soit pas de déclencher l'acte d'achat de manière mécanique, ce domaine permet déjà  aux entreprises de conditionner en partie les consommateurs sur leur achats.

L'industrie pharmaceutique favorise la recherche de nouvelles molécules au détriment des molécules génériques ou naturelles car la vente de ces dernières est moins rentable. Pourtant, les molécules ainsi créées ne sont pas toujours plus fiables et peuvent entrainer des effets secondaires plus dangereux.

Autres exemples : OGM

Dérives politiques

Le dévellopement de l'arme atomique au début des années 1940 s'est accompagné de la part des scientifiques et des politiciens. Premièrement, le programme de recherche mise en place s'est caractérisé par un enthousiasme générale la part des scientifiques qui y prenaient part. En effet, les meilleurs d'entres eux étaient réunis autour d'un projet central et les moyens mis à  disposition étaient quasi-illimités. De plus, subissant la pression du gouvernement américain, ils étaient complétement absorbés par leurs recherches et n'ont pas eu le temps de prendre du recul. Ainsi, ce n'est qu'après les lancement finaux (Nagasaki et Hiroshima) qu'un grand nombre des chercheurs se sont posés des questions, allant jusqu'à  le regretter (l'objectif initial était de contrer le nazisme, mais au moment o๠la bombe était finis, l'issue de la guerre contre Hitler était déjà  assurée). D'autre part, la politique américaine s'est accaparé l'engin en éloignant les scientifiques qui y avaient participé (Robert Oppenheimer par exemple) et en en faisant une arme divine (Harry Truman la qualifiait de "dépà´t sacré").

Dérives sociales

La loi actuelle en France interdit le clonage sauf dérogation (qui peut être accordée en cas d'absence de traitement alternatif à  une maladie ou ou possibilités de progrès thérapeutiques majeurs). Le clonage thérapeutique est le plus polémique, le clonage reproductif étant interdit sur des humains. Le premier problème qui se pose (en dehors de toutes considérations éthiques) est que l'embryon revet un caractère humain et que la majorités des scientifiques refusent le débat ou le trouve vain, préférant poursuivre leurs recherches et considérant qu'il ne les concerne pas. Le second vient de l'argumentaire avancé (lorsqu'il existe). Il repose souvent sur la possibilité de faire une découverte fondamentale, or cette argument permet aux scientifiques de justifier tout types de recherche sans pour autant apporter de réponse à  la question morale. Ceci est un exemple o๠la science est sans conscience.

Risques sociaux et moraux

Certaines religions réprouvent l'orgueil humain qui le pousse à  tenter de devenir omnipotent et omniscient. Il s'agit des dangers de l'hybris (la démesure), dénoncée dans de nombreux ouvrages fantastiques et de science-fiction, à  commencer par Frankenstein de Mary Shelley (et de manière générale les avatars du Faust de Goethe).

Heidegger reproche surtout la perte de certaines valeurs et le fait que le progrès nous éloigne de la nature, de l'unité. C'est l'arraisonnement de l'homme par la technique bien que l'on puisse aussi penser que l'on se reconnaît dans son Å“uvre et par là  que la technique est plutà´t humanisante.

De plus, les découvertes scientifiques biologiques et informatiques menacent le concept d'humanité.

Scientifiques qui déraisonnent

Il arrive que des scientifiques perdent tout recul par rapport à  leur recherche. L'homéopathie est un domaine médical polémique. Les prescriptions sont très précises et les médicaments assez particuliers. Le principe actif (lui-même toxique) subit 15 dilutions successives : la proportion de principe actif dans le médicament final équivaut à  une goutte pour un volume de d'eau égale à  50 fois le volume de la terre. Il semble que les réusltats (selon les études) sont meilleurs qu'avec des médicaments placebos et c'est ce qui poussa le professeur français Benveniste à  entreprendre des recherches sur la mémoire de l'eau. Cependant, de nombreux scientifiques dénoncent ces supercheries. Il existe d'autre exemple :

Élitisme intellectuel

En 1996, un article fut publié dans la revue Social Text dont le titre était : Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique. Son auteur, Alan Sokal, révéla par la suite, qu'il s'agissait d'une parodie et qu'il voulait s'attaquer à  l'usage intempestif de terminologie scientifique et des extrapolation abusives des sciences exactes aux sciences humaines.

On peut, par exemple, citer une partie de l'Å“uvre de Jacques Lacan. Lors d'un congrès sur Les Langages critiques et les sciences de l'homme, qui s'est tenu à  l'université Johns Hopkins en 1966, Lacan developpa les corrélations existantes entre les figures géométriques et les différents types de névroses. Sa discussion est considérée par plusieurs scientifiques comme du simple verbiage (indépendamment de la façon dont ils considèrent le reste de l'Å“uvre de Lacan).

Ce diagramme [le ruban de Mà¶bius] peut être considéré comme la base s'une sorte d'inscription essentielle à  l'origine, dans le nÅ“ud qui constitue le sujet.

La fraude scientifique

Elle consiste à  rectifier ou selectionner les résultats les plus pertinents pour améliorer la force de prédiction d'une théorie, voire même plagier d'autres scientifiques pour augmenter son nombre de publication. Le but est bien souvent d'élever ainsi sa notoriété.

Le premier problème vient du fait que la carrière des chercheurs dépend de leurs résultats. Les laboratoires sont en concurrence et doivent se démarquer; et même au sein d'un même laboratoire, il existe une hiérarchie entre le simple laborantin et le directeur de recherche.

Le second est dà» au repli de la communauté scientifique. Le monde de la recherche repose sur plusieurs piliers dont l'un est le contrà´le des pairs. Ainsi la communauté scientifique est censée s'autoréguler, mais le système a des failles. Encore dans les années 1970, le sujet était tabou et même des scientifiques réputés estimaient que la justice ne devait pas prendre en charge les cas de fraudes scientifiques. On sait maintenant que le nombre de fraudes récentes est très important.

Toutefois, la fraude remonte aux débuts de la recherche. Galilée a, par exemple, exageré des résultats expérimentaux. Mendel, le père de la génétique moderne, a inventé des résultats. Même Newton a fait intervenir un facteur correctif dans ces théories pour augmenter son pouvoir de prédiction. Enfin, aujourd'hui dans le système éducatif, il n'est pas rare que des lycéens ou étudiants trafiquent les résultats expérimentaux qu'ils obtiennent (parfois même avec le soutien de leur proffesseur).

Autres

D'après le professeur Giovanni Busino : Le monde de la recherche est un ensemble de praticiens et de théoriciens [qui] est peu favorable à  l'innovation et au changement, il fonctionnarise les rà´les et les attentes relatives.

Sont apparus des déséquilibres écologiques, de nouveaux fléaux et autres catastrophes possibles (Hiroshima), ce qui montre l'importance qu'a pris le pouvoir des hommes.

Voir excès, démesure

Recul

Les avancées scientifiques sont aujourd'hui indiscutables mais l'homme n'est pas pour autant plus vertueux, heureux, intelligent ou sensible (la Seconde Guerre mondiale en est un exemple) : la science n'est pas là  pour ça.

La recherche scientifique est fréquemment envisagée comme « utile Â» et servant à  améliorer les conditions de vie. Cependent, certains chercheurs considèrent que leur démarche ne peut pas dépendre du résultat obtenu, que le but de la recherche se doit de rester la recherche elle-même. Le Collège de 'Pataphysique, par exemple, en a fait un principe fondateur en se proclamant d'inutilité publique. De plus, pour rester indépendant, le travail des scientifiques ne doit pas être conditionné à  une quelconque rentabilité. En mars 2004 de nombreux chercheurs du CNRS, INSERM et INRA ont démissionné de leurs fonctions administratives pour alerter les autorités sur le faible budget alloué à  leur secteur.

La religion de la science (ou le culte du progrès) apparue aux Lumières a fait faillite parce qu'on ne prenait pas suffisamment en compte l'aspect valeurs humaines (par exemple religieuses selon les mystiques et les croyants) mais surtout par sa prétention scientiste.

Les nombreuses découvertes scientifiques sur les mécanismes de l'univers ne nous apportent souvent pas de réponses aux questions existentielles que les hommes se posent depuis quelques millénaires, bien qu'elles aient répondu à  celle des origines de la vie par exemple. Ces questions sont balayées par des scientifiques qui affirment qu'elles sont souvent oiseuses et les problèmes posés sont souvent plutà´t d'ordre vocabulaire que scientifique.
Bien que la science s'efforce d'expliquer les événements, elle ne peut les justifier puisque ça n'est pas sa finalité ; d'ailleurs selon les matérialistes il n'y a simplement rien à  justifier.

La remise en cause de la recherche scientifique ne cherche pas à  l'invalider ou à  s'y opposer (comme le disait Baudrière, Bien et mal montent en puissance en même temps, il n'y a donc pas lieu de bloquer la science) mais à  établir les limites dans lesquelles elles peut se dérouler. L'éthique voudrait que l'apport de connaissance ne constitue pas toujours une justification. Les moralistes s'intéressant à  la science doivent cependant prendre garde à  ne pas juger trop vite la connaissance scientifique lorsqu'ils n'en sont pas spécialistes, en particulier faire attention aux a priori religieux, culturels ou sociaux.

Rabelais : Science sans conscience n'est que ruine de l'à¢me.

Prise de mesure

En 1955, le manifeste Russell-Einstein donna naissance au mouvement Pugwash, dont les conférences ont voulu être la conscience morale des scientifiques. En 1994, l'unité de bioéthique de l'UNESCO recensait plus de deux cents comités d'éthique nationaux. Aujourd'hui les grands thèmes de réflexion éthique sont:

La bioéthique est un débat actuel et regroupe les oppositions existantes par exemple sur la possibilité d'utiliser des embryons pour des expériences scientifiques.

Voir éthique, bioéthique

Annexes

Articles connexes

  CNRS
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  Scientifiques célèbres
  Université

Liens externes

  Centre National de la Recherche Scientifique
  Comité d'éthique du CNRS

Bibliographie