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Relativisme

 

Le mot relativisme désigne un ensemble de doctrines variées qui ont pour point commun de défendre la thèse selon laquelle l'expérience, la pensée, la morale, et toute réalité en générale ne sont telles que parce qu'elles se rapportent à  autres choses qu'elles-mêmes. Le relativisme concerne tout les domaines de la philosophie et il existe donc un relativisme épistémologiue, un relativisme morale, etc.

Le relativisme épouse un point de vue selon lequel le sens et la valeur des croyances et des comportements humains n'ont pas de références absolues. Les relativistes professent que l'homme comprend et évalue croyances et comportement seulement en terme, par exemple, de leur propre histoire et d'un contexte culturel. Les philosophes identifient plusieurs types de relativisme.

George Lakoff définit le relativisme dans son livre Métaphors We Live By (Les métaphores par lesquelles nous vivons), comme un rejet du subjectivisme et de l'objectivisme pour se concentrer sur les relations entre elles, c'est-à -dire comment nous mettons en relation notre expérience courante avec la précédente.

Le concept de relativisme a de l'importance pour les philosophes et les anthropologuess. Les philosophes explorent comment la vérité de nos croyances dépendent ou non de, par exemple, notre langage, notre vision du monde, notre culture... ; le relativisme éthique en fournissant un exemple. De leur coté, les anthropologues essaient de décrire le comportement humain. Pour eux le relativisme se réfère à  une méthodologie avec laquelle le chercheur tente de suspendre (ou de mettre entre parenthèses) son propre biais culturel pour comprendre les croyances et comportements dans leurs contextes locales.

Histoire

Les premiers éléments de relativisme émergent, au plus tard, à  partir des sophistes tel que Protagoras.

Un des arguments du relativisme est que nos propres biais cognitifs nous empêchent d'être objectifs, nos propres sens s'interposent entre nous et l'observé. De plus un biais de notation, à  travers le langage utilisé, s'applique à  ce que nous avons appris. En conséquence il nous reste un biais culturel partagé avec les autres observateurs et nous ne pouvons pas espérer lui échapper complètement.

De leur coté les sceptiques affirment que les certitudes subjectives et les objets concrets sont des parts de notre vie quotidiennes et qu'il n'y a donc pas grande valeur à  vouloir écarter des concepts comme l'objectivité et la vérité. Les objectivistes, partisans d'Ayn Rand, considèrent qu'il n'y a aucun moyen de prouver l'introduction de biais par nos sensations ; une telle preuve ne serait pas valide car les connaissances nécessaires à  cette preuve on été acquise via nos perceptions et dans un tel système philosophique les perceptions sont considérés valides axiomatiquement.

Barnard Crick, un théoricien politique anglais, a été aussi une avocat du relativisme. Il suggère que les conflits moraux entre personnes ne peuvent être évités, seul l'éthique pouvant régler de telles conflits ; quand il sont résolus publiquement il en résulte de la politique. En conséquence Crick voit les processus de résolution de conflit, de médiation etc. comme centraux en philosophie morale.

Un argument commun contre la relativisme utilise une énoncé simplificateur du relativisme : « Tout est relatif Â» Cette proposition est soit relative soit absolue, ce qui dans les deux cas conduit à  une contradiction. On contourne ce problème en énonçant une version plus faible du relativisme, par exemple « Tout est relatif à  l'exception de cette affirmation Â»

Le XXe siècle a apporté une preuve par l'horreur des problèmes que résout mal le relativisme. Ainsi un partisan d'un relativisme pur et dur devra considérer que les atrocités commises durant la seconde guerre mondiale ne peuvent pas être jugés d'un point de vue absolu. Le relativisme montre ainsi une de ses limites, il peut être aisément utilisé par des extrémistes ou des fanatiques afin de fournir une pseudo-justification teinté de rationalisme à  leurs actes ou tout au moins afin de dénié aux observateurs extérieurs le droit de porter un jugement moral.

Voir aussi

Relativisme culturel