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Santé

    
  

La santé est un état précaire qui ne laisse présager rien de bon (Jules Romains)

La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.

Cette définition est celle du préambule de 1946 à  la Constitution de l'organisation mondiale de la santé. Elle implique que tous les besoins fondamentaux de la personne soient satisfaits, qu'ils soient affectifs, sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels.

Sommaire
1 Maladies, Traumatismes et Infirmités
2 Santé publique
3 Hygiène
4 Enjeux politiques et économiques
5 Voir aussi

Maladies, Traumatismes et Infirmités

En fait la santé n'est pas forcément un corrolaire de l'absence de maladie: il existe de nombreux exemple de personnes porteuses d'affection diverses mais qui sont en en bonne santé car leur maladie est contrà´lée par un traitement. Des le milieu du vingtième siècle, les spécialistes du diabète ont ainsi parlé de santé insulinnienne. Aujourd'hui cet état de fait est même majoritaire dans les pays développés: il devient exceptionnel à  partir d'un certain à¢ge de ne pas avoir par exemple un trouble de la refraction occulaire ou des problèmes d'hypertension. A contrario certaines maladies peuvent être asymptomatiques pendant tres longtemps, ce qui fait que des malades qui se sentent en bonne santé peuvent ne pas l'être réellement.

Santé publique

La santé publique regroupe l'ensemble des moyens collectifs susceptible de promouvoir la santé et d'améliorer les conditions de vie.

L'organisation des soins est resté jusqu'au XIXe siècle, très majoritairement dépendantes d'initiatives privées. Le rà´le des institutions religieuses était alors prédominant, l'assistance aux malades étant considéré comme une Å“uvre de charité. A partir du siècle des lumières, la maladie cesse progressivement d'être considérée comme une fatalité et le corps redeviens un sujet de préoccupation. Ce mouvement concerne d'abord les élites, puis s'étend progressivement à  l'ensemble de la société. La santé devient alors un droit que les états se doivent de garantir.

Le développement de l'industrialisation est un second facteur qui tend à  expliquer le développement de la santé publique: d'une part les pour de simple critères de productivité des ouvriers, d'autre part par crainte des émeutes et sous la pression des syndicats. Enfin la Première et la Seconde Guerre mondiale contribueront au développement de la prise en charge médicale de masse et à  la mise en place de politiques d'assistance sociale. C'est de la naissance de la notion d'état-providence.

La notion de santé publique regroupe plusieurs champs:

Hygiène

Mens sana in corpore sano (un esprit sain dans un corps sain)

L'hygiène est l'ensemble des comportements concourant à  maintenir l'individu en bonne santé. Qu'est-ce que la bonne santé ? Il y a de fausses idées reçues sur le sujet (ce qui arrange bien les industriels de produits d'hygiène). En effet, la bonne santé c'est tout simplement respecter un certain nombre de comportements mais aussi et surtout préserver l'équillibre fragile de notre éco-système. Croyez-vous qu'il soit sain d'exterminer systématiquement tous les micro-organismes de notre environnement (ou sur notre peau) sous prétexte qu'ils sont presques invisibles ou très laids ! Nous devons garder un juste équillibre entre chaque espèce, sinon, nous serons victime de plus en plus d'alergies et finalement nous pourrons tout simplement mourir d'un voyage en Indes ! Cette discipline vise donc à  lutter contre les facteurs environnementaux pouvant contribuer à  une altération de la santé, comme la pollution par exemple. Il faut noter que l'amélioration des conditions d'hygiène a pu paradoxalement favoriser l'apparition de maladies comme la poliomyélite.

mode de vie

On sait aujourd'hui que de nombreux facteurs de risque sont liés au mode de vie. Les soins corporels, l'activité physique, l'alimentation , les problèmes de toxicomanies ... ont un impact global sur la santé des individus.

L'hygiénisme moral (à  ne pas confondre avec la médecine alternative crée par Herbert Shelton ) est la doctrine selon laquelle: la lutte contre le «relà¢chement des mÅ“urs» serait le meilleur moyen de garantir la santé. C'est ce courant qui a par exemple au XIXe siècle déclaré la lutte contre la syphilis ou l'alcoolisme priorité nationale. C'est également lui qui déclare que si les obèses sont gros, c'est qu'ils sont gourmands et paresseux, ou encore que les fumeurs n'ont pas de volonté. Il connaît aujourd'hui un net retour en force. Au nom de la santé publique, de nombreux pays mènent une politique d'information et d'éducation de leurs citoyens à  l'hygiène, au moyen de campagnes de sensibilisation par exemple.

hygiène collective

La lutte contre les infections nosocomiales à  l'hà´pital, ou contre les toxi-infection alimentaires par exemple. Elle est née après la decouverte de l'asepsie sous l'influence par exemple de Ignà c Semmelweiss ou Louis Pasteur.

La pollution, qu'elle soit chimique, due aux radiation ionisante, sonore... est également une source importante de maladies.

Enjeux politiques et économiques

Sur le plan mondial, les sommes investies dans la santé sont considérables. Par exemple, en 2002, le marché du médicament a été évalué à  430,3 milliards de dollars (contre 220 milliards en 1992). De plus la consommation médicale progresse plus rapidement que le PIB dans les pays développés.

Voir aussi