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Scepticisme

     

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Le scepticisme, du grec skepsis, a pour fondateur le philosophe Pyrrhon. Nous ne savons rien de sa doctrine, qui nous est connue, si l'on peut dire, par les fragments de l'Å“uvre de son disciple Timon.

Sommaire
1 Histoire
2 Doctrine
3 Postérité
4 Bibliographie
5 Philosophes sceptiques

Histoire

Cette philosophie ne semble se développer qu'au premier siècle de notre ère, avec Enésidème, Agrippa et surtout Sextus Empiricus. La Nouvelle Académie paraît en être la véritable héritière pour la période IIIe - Ier siècle av. J.-C Nous possédons deux Å“uvres de Sextus Empiricus, les Esquisses Pyrrhonniennes et Contre les professeurs. Ce qu'ont enseigné les autres sceptiques est difficile à  établir avec certitude.

Doctrine

D'après Sextus, la philosophie sceptique (dans sa période tardive) est une philosophie non dogmatique dont le principe méthodologique est d'opposer à  toute raison valable, et sur tous sujet, une raison contraire et tout aussi convainquante. Le but de cette recherche, que l'on peut qualifier de logique, est de détruire les fausses opinions que nous soutenons à  tout propos et qui nous rendent malheureux en nous trompant sur la nature des choses. Ce dernier point peut être rapproché de l'épicurisme ; mais la comparaison s'arrête là , car le sceptique entend bien rester dans l'ignorance en n'admettant rien qui ne soit douteux. Il ne formule pas d'hypothèses, mais laisse toujours ouverte la possibilité d'une réfutation.

En revanche, la réalité des phénomènes est tenue pour certaine, c'est-à -dire que l'apparence est telle qu'elle nous apparaît. Il ne dit pas : " cet objet (comme substance) est tel (qualité intrinsèque)" ; mais : " cet objet, en tant qu'il m'apparaît, apparaît avec telle qualité sensible". Du point de vue de la connaissance, cela revient à  nier la catégorie de substance, pour n'affirmer que des apparences liées sans substrat métaphysique ; d'un point de vue moral, cette distinction permet d'établir des règles de vie issues de l'expérience : en général, le sceptique suit les croyances établies, même s'il n'y croît pas. Les opinions du sens commun lui sont indifférentes : telle est la conclusion morale de cette philosophie, l'ataraxie et l'acatalepsie (absence de compréhension).

Postérité

Le scepticisme a une importante postérité ; Montaigne, bien sà»r ; mais aussi, dans une certaine mesure (et il faudrait étudier les limites de cette comparaison), la théorie de la connaissance de Kant. Selon Brochard, le scepticisme, dans ses formulations les plus rigoureuses, est une véritable méthode scientifique, comparable à  l'esprit scientifique moderne. En effet, ne posant aucune hypothèse d'ordre métaphysique, le scepticisme n'interdit pas d'étudier les phénomènes et d'en faire la théorie. Mais il faut dire toutefois que ces philosophes ne semblent pas avoir eu conscience de la nouveauté épistémologique de leur doctrine, trop occupés qu'ils étaient dans leur recherche de l'indifférence heureuse.

Quelques points de vue sceptiques développés par les philosophes :

Bibliographie

Philosophes sceptiques

Pyrrhon | Timon | Enésidème | Agrippa | Sextus Empiricus (Esquisses pyrrhoniennes)