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Technologies des musiques amplifiées

En premier lieu, redéfinissons le concept de musique, qui, selon un dictionnaire bien connu est L'art de combiner les sons. La musique étant composée de sons, et ces derniers étant constitués de vibrations, les premiers essais d'amplification relèvent du domaine de la physique : les mouvements vibratoires et en particulier l'acoustique.

Acoustique

L'acoustique désigne la partie de la physique qui étudie les sons. En appliquant la théorie des ondes aux vibrations sonores, on touche à  un domaine déjà  fort bien maitrisé depuis l'antiquité. Pour amplifier un son, on se servait des propriétés physiques des matériaux en leur donnant une forme particulière. Ainsi les constructions o๠devaient se produire des orateurs ou des musiciens avaient une acoustique très étudiée. L'apogée de l'amplification acoustique fut la renaissance avec la construction de cathédrales et de salle d'opéras.

Mais les premières formes d'amplification acoustique furent les premiers instruments de musique. En effet, les différentes caisses de résonance des différents instruments sont étudiés pour amplifier le son qui vient soit des cordes Ex: harpe, violon, guitare, piano, etc. ou des embouts pour les instruments Ex: flà»te, pipeau, trompette ... Cela étant également vrai pour les instruments à  percussion, et même pour la voix humaine. En effet le corps humain fait office de caisse de résonance pour la voix.

Électrique

Analogique

La manipulation électrique du son est possible grà¢ce à  l'électromagnétisme. En effet une modification du champ magnétique à  proximité d'un circuit électrique produit un courant induit et vice versa. Ce qui permet de capter les vibrations de l'air à  l'aide d'une membrane qui vibre à  proximité d'un circuit. C'est le microphone. Ainsi le courant qui circule est modulé par les vibrations de la membrane. Par ailleurs, par le principe inverse, ce courant va faire vibrer une autre membrane et produire le son: c'est le haut-parleur. Cependant, en géneral, le courant induit par le microphone est trop faible pour produire directement le son de manière significative. Il faut donc l'amplifier. à€ l'origine, l'amplificateur était composé de tubes qui produisaient un courant modulé selon le courant de faible intensité qu'on applique aux bornes. Ces tubes utilisaient une propriété des électrons d'o๠le terme électronique.

Depuis l'invention du transistor on a pu fabriquer des amplificateurs performants à  moindre cout énergétique, financier et aussi en processus de fabrication. En assemblant plusieurs transistors sur le même élément, ce qu'on appelle les circuits intégrés on améliore grandement les performances des amplificateurs. Bien entendu, dans le domaine de la musique, il existe de nombreux nostalgiques du bon vieux "gros" son des amplificateurs à  tubes d'antan, qui avaient un son très particulier très recherché par les puristes. Ce traitement du son, qui s'appuie sur l'amplification physique des vibrations électrique est appelé processus analogique car les manipulations convertissent le son en courant éléctrique en gardant sa nature ondulatoire.

Numérique

Par opposition à  analogique, on parle de traitement numérique du son lorsque les ondes, une fois transformés en courant éléctrique sont échantillonnés, c'est-à -dire qu'on transforme l'onde en données numériques. Voilà  comment ça marche: l'onde est une fonction du temps, donc à  un intervalle de temps donné correspond une intensité donnée du courant. On va échantillonner chaque seconde en la divisant en échantillons. Chaque échantillon aura la valeur du courant pendant cette subdivision. La précision de l'échantillonnage dépend du nombre de subdivisions temporelles, mais aussi du nombre de valeurs pouvant être prises par le courant.

En général, puisque c'est à  l'ère de l'informatique qui naquirent les premiers essais d'échantillonnage numérique, l'unité de valeur d'échantillonnage est le bit. Un bit ne peut avoir que deux valeurs, zéro (0) ou un (1). Donc, pour avoir une bonne précision il faut coder sur plusieurs bits. Par exemple, un codage sur 16 bits permet d'avoir 65536 valeurs possibles pour chaque échantillon. C'est le codage utilisé pour les CD-Audio par exemple, et le taux d'échantillonnage est de 44.1 KHz, c'est-à -dire que le son est échantillonné 44100 fois par seconde. Dans l'industrie de la production sonore, les valeurs peuvent être beaucoup plus élevées, par exemple 96 KHz sur 24 bits.