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Théorie de la musique occidentale

  

Plusieurs concepts sont fondateurs de la musique occidentale : De l'héritage des modes médiévaux, est né la gamme répartie en sept degrés principaux, nommés en France et dans les pays latins : Tonique (ex. en ut majeur do'), sus tonique (), médiante (mi), sous dominante (fa), dominante (sol), sus-dominante (la) et sensible (si'') ;
l'harmonie, qui régit la combinaison des sons et met en Å“uvre la notion de consonance.

La division de l'octave en sept notes principales résulte de considérations théoriques (tonalité) et sensorielles (harmoniques des sons) convergentes qui remontent à  l'Antiquité grecque. Ces considérations sont développées dans l'article gammes et tempéraments.

Le nom des notes tient son origine dans L'hymne à  saint Jean duquel Guido d'Arezzo, moine bénédictin italien, vers l'an 1000 de notre ère, a extrait la première syllabe de chaque verset. Ut sera ultérieurement remplacé par do, plus facile à  prononcer.

Hymne à  saint Jean :

UT queant laxis
REsonare fibris
MIra gestorum
FAmuli tuorum,
SOLve polluti
LAbii reatum,
Sancte Ioannes.

Cet hymne avait pour air la gamme do, , mi, etc., actuelle sur chacune de ses premières syllabes. à€ cette époque, le si n'existait pas : ce n'est qu'au XVIe siècle, par l'intermédiare d'Anselme de Flandres, que cette septième note fut introduite dans la gamme, issue de la première lettre de chaque mot du dernier verset (principe de l'acrostiche). La prononciation do vient de l'utilisation que les Italiens ont toujours eu de cette note pour rapprocher le plus possible le son de celle-ci d'une syllabe parlée. Lorsque qu'on tente ce rapprochement, on dit que l'on solfie. Ce verbe solfier a donné son nom à  un recueil de leçons italien pour solfier et nommé solfeggi. De là  vient également la méthode très utilisée du solfège.

La notation anglo-saxonne utilise des lettres pour représenter les notes. Cette notation est très fréquente. A noter que le "A" correspond au "La" :

C D E F G A B H
Do Mi Fa Sol La Si Siâ™­

L'intervalle entre deux notes d'une gamme tempérée est d'un ton ou d'un demi-ton. Les intervalles entre les degrés de la gamme sont les suivants :

Ceci explique pourquoi sur un clavier il y a une touche noire entre le do et le . Cette touche sert à  jouer la note do dièse, qui est rigoureusement la même que le ré bémol dans la gamme tempérée. Là  encore, il est important de rappeler que dans la gamme dite « naturelle Â», le do dièse et le ré bémol sont très légèrement différents. En effet, on peut diviser le ton en neuf sous-divisions appelées "Coma". Un demi-ton vaut lui cinq comas, le bémol est donc légèrement plus bas que le dièse.

En revanche, il n'y a pas de touche noire entre le mi et le fa, parce que ces deux notes n'étant séparées que d'un demi-ton, le fa bémol équivadrait au mi, et le mi dièse au fa.

L' octave est l'intervalle entre deux notes obtenu en divisant la longueur d'une corde pincée ou frottée en deux. D'un point de vue physique, cela correspond à  deux notes dont la fréquence de la seconde est le double de la première. Chaque cycle de gamme se renouvelle à  partir de l'octave.

Les intervalles cités correspondent donc à  la gamme dite « de Bach Â», aussi appelée « gamme tempérée Â», obtenue par la division de l'octave en 12 intervalles égaux (1/2 ton). C'est cette gamme que l'on joue sur les instruments à  claviers (clavecin,piano par exemple), qui ont des sons fixes, contrairement aux cordes (violon, guitare). Cette gamme est d'utilisation récente (fin du XVIIIe siècle); mais la musique occidentale a également été fondée sur la gamme dite « naturelle Â»;. C'est la gamme que joue un instrument à  cordes. Dans les deux cas, les premiers degrés de chaque gamme (tempérée ou naturelle) (tonique) ont une fréquence physique rigoureusement identique ; par contre, de légères variations interviennent pour les autres degrés dont les intervalles varient sur une base "naturelle", c'est-à -dire fondée sur la réalité physique de la décomposition harmonique.

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