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Vol à  voile

 

Le vol à  voile est une activité de loisir et de compétition au cours de laquelle leurs adeptes appelés vélivoles utilisent un aérodyne appelé planeur. Alors que certains vélivoles apprécient la liberté, le plaisir esthétique et la joie de maîtriser leurs machines, d'autres se concentrent sur leur performance en compétitions sur circuits pendant lesquelles le but est de compléter aussi vite que possible un parcours autour de points de virage. Ces concours confrontent les capacités des pilotes et co-pilotes (dans le cas de machines biplaces) à  reconnaître et utiliser les conditions aérologiques ainsi que leurs qualités de pilotage et de navigation. Il existe enfin une pratique sportive appelée acrobatie aérienne en planeur.

Qu'elle soit de loisir ou de compétition sur circuit, la pratique consiste à  exploiter les courants aériens ascendants ou "ascendances" avec un planeur afin de parcourir les plus grandes distances possibles. Les parcours peuvent être de différents types :

Sommaire
1 Histoire
2 L'art du Vol à  Voile
3 Développement des Connaissances météorologiques
4 Méthodes de lancement
5 Aller aux vaches
6 Quelques records
7 Subtilités linguistiques
8 Liens externes

Histoire

L'histoire du vol à  voile se confond avec celle de l'aviation car les premiers êtres humains à  voler sur un plus lourd que l'air le firent sur des planeurs. Parmi ceux-ci George Cayley, Otto Lilienthal et les frères Wright sont les plus connus. La pratique du vol sans moteur remonte de fait à  l'entre deux-guerres et résulte des contraintes imposées à  l'Allemagne de ne pas réarmer et de ne l'autoriser qu'à  construire des machines sans moteur et de subir de sévères restrictions dans la fabrication d'avions monoplace. Pendant les décennies 20 et 30 les allemands développèrent ainsi des planeurs très performants qui leur permirent de découvrir les méthodes d'exploitation les caractéristiques aérologiques des masses d'air ascendantes les autorisant à  voler plus loin et plus longtemps. Depuis ce sport s'est répandu dans de nombreux pays mais l'Allemagne est restée le leader mondial de la conception et la fabrication des meilleurs planeurs de performance.

Comme beaucoup de termes en aviation, l'origine du nom "vol à  voile" vient de l'analogie avec la navigation maritime. Dans ce cas, il s'agit plus d'une opposition au "vol moteur" que d'une véritable analogie avec la marine à  voile, car le vol à  voile ne consiste pas à  exploiter le vent de la même façon que dans la marine à  voile. La seule force motrice d'un planeur, une fois largué, est une composante de son propre poids.

L'art du Vol à  Voile

Faire du vol à  voile consiste principalement à  passer dans des masses d'air dont les vitesses d'ascension sont plus élevées que les vitesses de chute propre des planeurs et gagner ici de l'énergie potentielle. Les masses d'air ascendantes les plus connues sont 
En vol de thermique le pilote recherche des colonnes d'air montantes qui résultent de l'échauffement du sol par le soleil. Les bulles d'air les plus probables se trouvent dans les aires de contrastes thermiques telles que les champs moissonnés récemment, des parkings de supermarché, les routes et autoroutes. Si l'on est certain de ce principe physique, il n'en reste pas moins vrai qu'il est difficile d'associer un aspect du sol avec la certitude de la présence d'un thermique.
Comme le vol de thermique nécessite une colonne d'air chaud, son exploitation n'est possible, dans les latitudes moyennes, que du printemps à  la fin de l'été.
Aux autres latitudes les masses d'air possèdent des caractéristiques de gradient de température (différence de température entre deux altitudes) qui neutralisent le phénomène de la convection.
L'hiver il y a trop peu d'ensoleillement pour déclencher les thermiques. Lorsque le vélivole trouve un thermique généralement sous sa matérialisation (en fait un nuage appelé cumulus de forme cotonneuse et à  base plate), il met sa machine en virage et tente de trouver la meilleure zone de montée. Celle ci l'élèvera jusqu'à  ce qu'il rencontre la base des nuages, dans lesquels il ne pourra rentrer (voir IFR) ou bien au contact de la couche d'inversion dont la température est plus élevée et qui marque la fin de la couche de convection.

En situation de vol de pente en revanche, le pilote recherche les masses d'air ascendantes qui résultent d'un mouvement mécanique dà» à  l'action du vent sur le relief. Le vol de pente fonctionne sous tous les climats et par tous temps mais uniquement en certains lieux. Souvent les pratiquants utilisent les deux principes : le vol de thermique et le vol de pente. Les pentes sont de bons déclencheurs de thermiques.

Le vol d'onde est une variante du vol de pente permettant au planeur de monter bien plus haut. La plupart des records d'altitude ont été réalisés lors de vols d'onde le long de puissants reliefs montagneux de la planète. Le record absolue de distance de 3 008 km de Klaus Ohlmann a aussi été réalisé en vol d'onde en amérique du sud.

Développement des Connaissances météorologiques

Les pilotes de planeurs s'appliquent à  reconnaitre les formations nuageuse sous lesquelles il existe des masses d'air ascendantes. Ces matérialisations sont appelées cumulus, ce sont des nuages blancs de type cotonneux à  la base plate qui matérialisent le sommet de puissants thermiques, ou bien des nuages lenticulaires, perpendiculaire à  la direction du vent marquant la zone de dépression de l'onde.

Méthodes de lancement

Les planeurs sont mis en l'air de différentes façons, la plus commune est le remorquage aérien par un avion remorqueur à  l'aide d'un cà¢ble largable ou enroulable. L'autre est le treuil à  partir d'une base terrestre souvent monté sur un véhicule lourd ou une remorque. Enfin de façon autonome à  l'aide d'un moteur embarqué et d'une hélice rétractable afin de garantir une parfaite aérodynamique.

Aller aux vaches

Lors de concours ou lors de leur pratique en loisirs, il arrive que pendant le parcours, les conditions aérologiques se détériorent. Le pilote peut donc se voir contraint à  se poser dans un champ, en langage vélivole "se vacher". Dans ces circonstances, le pilote contacte son aérodrome de départ pour que d'autres membres de l'association mettent en Å“uvre les moyens de récupération de la machine. Les ailes et l'empennage horizontal sont donc facilement démontables afin de pouvoir être chargés avec le fuselage, sur une remorque et être ramenés sur le terrain de départ.
Un atterrissage sur un autre terrain que le terrain de départ, sauf déclaration contraire au départ, est aussi considéré comme une "vache".
Cette comptabilité des atterrissages forcés donne lieu généralement à  une remise de "coupe des vaches" qui est aussi l'occasion pour les membres des associations de se retrouver lors des longues journées d'hiver.

Quelques records

Distance en biplace : 1 375 km J.N. et HERBAUD (F)
Distance en ligne droite : 1 461 km H.W. GROSSE (D)
Distance sur Aller Retour : 1 646,7 km T. KNAUFF (USA)
Altitude absolue : 14 938 mètres R. HARRIS (USA)
Vitesse sur triangle de 100 km : 217 km/h J.P. AYNE (USA)
Vitesse sur triangle de 1 000 km : 169 km/h H. FISCHER (D)

Subtilités linguistiques

Vous trouverez dans la langue anglaise les deux vocables de "Gliding" et "Soaring" pour désigner le fait de planer. à€ proprement parler, le terme "gliding" doit être réservé à  l'action de planer sur une machine plus lourde que l'air à  l'occasion d'un vol utilisant uniquement la composante de son poids pour se déplacer et le terme de "soaring" à  l'occasion d'un vol utilisant les capacité à  exploiter les caractéristiques de la masse d'air pour réaliser un gain d'altitude ou de vitesse donc de faire du vol à  voile.

Liens externes